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Fragments d'Histoire et Généalogie
des Familles Lamarre et Bourget,
et des Familles apparentées

 
  La Famille souche «Lamarre-Chapacou»
et les Alliances par Mariages
 

Page créée par Joseph Lamarre, le 21 mai 2005
Page modifiée le 20 décembre 2009

  Liste des sujets abordés  

 

Dans cette page consacrée à la famille souche «Lamarre-Chapacou», nous abordons les sujets suivants :

 
 
 

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  Aïeuls, Familles souches et Familles ancêtres
à l'origine de la Famille souche «Lamarre-Chapacou»
 

 

Avant de décrire la famille «Lamarre-Chapacou» et d'en dire un peu plus sur les membres de cette dernière, ou de faire connaître quelques éléments d'information sur sa descendance, nous nous interrogeons sur ses racines qui plongent dans le passé. Qu'en est-il des aïeuls qui ont précédé la famille «Lamarre-Chapacou» ? Qu'en est-il des familles souches qui se sont formées en Nouvelle-France ou qui ont traversé l'Atlantique pour venir s'établir sur les nouvelles terres de l'Amérique française et qui sont à l'origine de la famille «Lamarre-Chapacou» ? Que savons-nous des familles ancêtres qui vivaient en France ou dans les autres pays d'origine ?

Les prochains textes, graphiques et illustrations livreront au lecteur les réponses que nos recherches nous ont permis de découvrir et mettront aussi en lumière les limites de nos connaissance actuelles sur les familles qui ont précédé la famille «Lamarre-Chapacou» et qui lui ont donné peu à peu naissance.

 

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  Étude des Aïeuls
de la famille souche «Lamarre-Chapacou»
 

 

Lorsque nous remontons dans le temps et que nous recherchons l'ascendance d'une personne ou d'une famille, génération après génération, l'exercice théorique nous dit que le nombre d'aïeuls double d'une génération ascendante à l'autre. En effet, lorsque nous documentons l'ascendance d'une personne, nous identifions d'abord ses 2 parents, puis ses 4 grands-parents, ensuite ses 8 arrières-grands-parents et ainsi de suite.

 
 

À partir des informations que nous avons recueillies tout au long de nos recherches sur les aïeuls de la famille souche «Lamarre-Chapacou», nous avons identifié dans le tableau plus bas, le nom des seuls aïeuls connus du premier degré d'ascendance dans l'arbre généalogique d'André Lamarre dit St-André, le conjoint de la famille; il s'agit de ses deux parents. De plus, nous avons souligné l'identité des personnes «ancêtres» de l'ascendance d'André en modifiant l'arrière-plan du nom selon le code de couleurs se retrouvant dans la légende ci-contre.

Légende  
  Homme Femme
Souche    
Ancêtre    

 

Ascendance d'André Lamarre dit St-André
Si vous cliquez sur le nom d'un des ancêtres, vous atteindrez sa biographie.

 

 
 

 

 

Ascendance Lamarre

Père : Robert Lamarre

 

 

 
 

 

 

Ascendance Daunet

Mère : Marguerite Daunet

 

 

 


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À partir des informations que nous avons recueillies tout au long de nos recherches sur les aïeuls de la famille souche «Lamarre-Chapacou», nous avons identifié dans le tableau plus bas, le nom des seuls aïeuls connus du premier degré d'ascendance dans l'arbre généalogique de Marie-Angélique Chapacou, la conjointe de la famille; il s'agit de ses deux parents. De plus, nous avons souligné l'identité des personnes «souches» de l'ascendance de Marie-Angélique en modifiant l'arrière-plan du nom selon le code de couleurs se retrouvant dans la légende ci-contre.

Légende  
  Homme Femme
Souche    
Ancêtre    

 

Ascendance de Marie-Angélique Chapacou
Si vous cliquez sur le nom d'un des ancêtres, vous atteindrez sa biographie.

 

 
 

 

 

Ascendance Chapacou

Père : Simon-Jean Chapacou

 

 

 
 

 

 

Ascendance Pacaud

Mère : Marie Pacaud

 

 

 


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La famille «Lamarre-Chapacou» est d'abord une famille «souche» des familles «Lamarre» du Québec et du Canada puisqu'un des deux conjoints, André Lamarre dit St-André, est né à l'étranger, en France, et a immigré en Nouvelle-France, vers la fin du XVIIème siècle.

Dans le tableau suivant, nous avons identifié, pour la famille souche «Lamarre-Chapacou», les familles «souche» et «ancêtre» et leur lieu d'origine respectif, en France. En cliquant sur l'hyperlien du nom de chacune des familles, vous naviguerez vers une section qui explique de quelle façon chacune d'elles est liée à la famille «Lamarre-Chapacou».

 
 

1 Famille souche

 

1 Famille ancêtre

 
 

Chapacou-Pacaud

 

Lamarre-Daunet

 
 

Lieux d'origine des membres immigrants et immigrantes
des familles «souches»

 

Lieux d'origine des membres des familles «ancêtres»

 
  Lieux d'origine des membres immigrants des familles souches   Lieux d'orgine des ancêtres  
         
 

En étudiant le passé de la famille souche «Lamarre-Chapacou», il est possible d'identifier 1 famille «souche» et 1 famille «ancêtre» à l'origine de cette famille.

 

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  Étude des Familles «Souches»  

 

La seule famille «souche» connue, à l'origine de la famille «Lamarre-Chapacou» est la famille «Chapacou-Pacaud», formée du père et de la mère, et des frères et soeurs de Marie-Angélique Chapacou. D'une part, les parents, Simon-Jean Chapacou et Marie Pacaud, ont tous les deux quitté l'ancienne province du Saintonge, en France, pour immigrer en Nouvelle-France. D'autre part, Marie-Angélique est une enfant du pays, née dans la colonie.

 

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  Étude des Familles «Ancêtres»  

 

La seule famille «ancêtre» connue de la famille «Lamarre-Chapacou» est la famille «Lamarre-Daunet», formée du père, Robert Lamarre, et de la mère, Marguerite Daunet. Les deux parents d'André Lamarre auraient vécu leur vie dans l'ancienne province de Normandie, en France.

 

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  Histoire des conjoints de la Famille souche «Lamarre-Chapacou»  

 

André Lamarre (° vers 1660, + 1756) (dit St-André)
(également connu sous André De Lamarre, André Delamarre ou André Lamare)

 

 
Naissance, baptême, décès et sépulture

André Lamarre, dit St-André, est né vers 1660 dans la paroisse de Bihorel, dans le diocèse de Rouen, en Normandie, en France. Fils de Robert Lamarre et de Marguerite Daunet, il a été baptisé vers 1660 à l’église de la paroisse où il est né. Il était donc de religion chrétienne, catholique, romaine et on peut supposer que comme les gens de son époque, il était pratiquant.

André Lamarre est décédé le 11 juillet 1756, à l’âge vénérable de 96 ans, dans la paroisse de Saint-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Il a été enterré le lendemain de son décès, dans la même paroisse. Les témoins officiels identifiés dans le registre des décès de la paroisse étaient Jean-Baptiste Delière et Daniel Poirier. Le prêtre officiant les funérailles était le vicaire de la paroisse, monsieur J. Gamelin.

Situation de l'ancienne province de Normandie sur le territoire de la France  
  Charles Lemoyne de Longueuil II (Baron)
André Lamarre, dit St-André,
soldat de Charles Le Moyne de Longueuil II et immigrant

André Lamarre est arrivé en Nouvelle-France, en 1683, à l’âge de 23 ans, comme soldat de la compagnie de Monsieur Charles Le Moyne de Longueuil II, du régiment de la Marine. Ce dernier est le fils aîné de Charles Le Moyne I, le seigneur fondateur de la seigneurie de Longueuil et de dame Catherine Primot. Charles Le Moyne de Longueuil II aurait participé à la guerre des Flandres (guerre commencée en 1672 et terminée en 1679) et s’y serait fait remarquer comme excellent combattant. En 1683, après avoir épousé mademoiselle Claude-Élizabeth Souart d’Adoncourt, fille du noble seigneur Armand Souart d’Adoncourt, Le Moyne de Longueuil revient avec cette dernière en Nouvelle-France. Il est probable qu’André Lamarre se soit joint à la compagnie de Monsieur Le Moyne de Longueuil II durant la période se situant entre 1675 et 1683.

Soldat du régiment français de la Marine  
Baron Charles Lemoyne II, seigneur de Longueuil
Soldat du régiment français de la Marine
 

Après le retour en France du gouverneur Frontenac et de l’intendant Duchesneau, le nouveau gouverneur Joseph-Antoine Le Febvre de La Barre, âgé de 60 ans, et le nouvel intendant Jacques de Meulles, arrivent en poste en Nouvelle-France, à la fin de septembre 1682. Le gouverneur La Barre convoque à Québec, le 10 octobre 1682, une assemblée à laquelle participent les principaux personnages de la colonie et ce, afin de discuter de la menace iroquoise et des façons d’y faire face. Suite à cette réunion extraordinaire, les participants conviennent de fortifier le fort Frontenac situé sur les Grands Lacs, de mieux armer les habitants et d’obtenir les renforts de l’armée française. Les autorités de la colonie forment le projet d’attaquer les Iroquois et en ce sens, ils demandent le renfort de 600 soldats et des armes.

Afin de répondre à la demande, l’intendant Rochefort envoie non pas 600 soldats aguerris, mais plutôt 150 recrues de la marines dont seulement 120 d’entre-eux avaient une certaine expérience du combat. La compagnie de Monsieur Charles Le Moyne de Longueuil fait partie de cette troupe et par le fait même, le soldat Lamarre dit St-André fait aussi partie du nombre.

Gouverneur Joseph-Antoine Le Febvre de La Barre  
Joseph-Antoine Le Febvre de la Barre, gouverneur de Nouvelle-France
  Illustration du château forteresse, de Longueuil

Sans avoir de preuves directes, mais puisqu’André Lamarre est soldat, nous supposons qu’il aurait participé aux différentes actions militaires dans la colonie de Nouvelle-France auxquelles Charles Le Moyne de Longueuil se serait joint.

De plus, entre deux interventions armées, André Lamarre aurait aussi participé à la construction du château forteresse de Longueuil alors que les travaux s’échelonneront de 1685 à 1690.

Vieux château forteresse en ruine, de Longueuil  
Illustration du château forteresse de Longueuil, au début du XVIIIème siècle
Vieux château forteresse de Longueuil, peu avant sa démolition, au début du XIXème siècle
 

En 1687, une action punitive contre les Iroquois Tsonnontouans est préparée par le gouverneur Denonville. Les préparatifs se font à l’île Ste-Hélène qui fait partie de la seigneurie de Longueuil. Charles Le Moyne de Longueuil et Jacques Le Moyne de Ste-Hélène participent à l’expédition. Charles commande un bataillon de la milice. Jacques commande une partie des alliés indiens. On peut supposer raisonnablement qu’André Lamarre participe à cette expédition comme soldat, sous les ordres du sieur de Longueuil. Cette expédition revient victorieuse.

Dans la nuit du 4 au 5 août 1689, c’est le massacre de Lachine par les Iroquois. Quelques jours plus tard, le gouverneur Denonville organise un détachement de 50 soldats français et de 30 sauvages alliés sous la conduite d’Armand de La Rabeyre et de Charles Le Moyne de Longueuil. Ce détachement est envoyé en renfort au fort Rolland qui doit protéger Lachine. Peu de temps avant d’arriver au fort, la troupe française et indienne est prise en embuscade par les Iroquois qui étaient demeurés tout près de leur lieu de bataille. Plusieurs soldats et combattants indiens sont tués ou sont faits prisonniers. La Rabeyre est capturé et sera torturé par les Iroquois. Le Moyne de Longueuil, malgré un bras cassé par un coup de feu, parvient à se réfugier dans le fort Rolland. Est-ce qu’André Lamarre fait partie des hommes qui ont suivi les deux commandants et qui réussissent à gagner le fort? Nous le supposons.

En février 1690, une expédition de Canadiens sous le commandement de Jacques Le Moyne de Sainte-Hélène et de Nicolas d’Ailleboust de Manthet, attaquent le village de Corlaer (aujourd’hui, Shenectady), dans les colonies anglaises. Les habitants de la seigneurie de Longueuil voient revenir l’expédition victorieuse, avec quelques blessés, une trentaine de prisonniers et quelques manquants. Il se pourrait qu’André Lamarre, de par son métier de soldat, ait aussi participé à cette œuvre de guerre contre les ennemis anglais.

 
  Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France

Le 20 octobre 1690, c’est le siège de Québec par la voie du fleuve, par William Phipps, gouverneur du Massachusetts. À la demande du gouverneur de Montréal, Louis-Hector de Callières, de 700 à 800 Montréalais volent au secours de la capitale. Pour participer à cet effort de mobilisation contre l’ennemi anglais, Charles Le Moyne entraîne à sa suite des volontaires de sa seigneurie. Plus d’un millier d’attaquants anglais prennent pied sur les berges de la côte de Beauport, à l’est de la rivière St-Charles, et suivent la rivière afin de la traverser en canots et d’atteindre ainsi la ville de Québec pour l’attaquer à revers. Cependant, Charles Le Moyne de Longueuil et son frère Saint-Hélène, invitent 200 volontaires à les suivre et vont harceler l’envahisseur anglais, combattant en tirailleur. Malgré leur petit nombre, les combattants canadiens et français harcèlent l’ennemi anglais. Les Bostoniens capitulent, découragés par tant d’acharnement de leurs ennemis, et rembarquent à la faveur de la nuit. Phipps et ses hommes lèvent l’ancre et quittent Québec avec leur défaite, laissant derrière eux plusieurs dizaine de morts. Frontenac et ses soldats français et canadiens fêtent une victoire limitée faute de moyens pour pouvoir poursuivre l’ennemi. Dans la bataille sur les berges de la côte de Beauport, Le Moyne de Longueuil et Saint-Hélène sont blessés, le premier au bras et à la poitrine, et le second à une jambe. Le premier frère guérit rapidement de ses blessures qui s’avèrent relativement mineures mais faute de soins adéquats, le second frère Le Moyne meurt le 4 décembre 1690 à l’hôpital Hôtel-Dieu de Québec. Nous supposons qu'André Lamarre aurait participé à cette bataille mémorable contre les envahisseurs anglais.

William Phipps, gouverneur du Massachusetts  
Frontenac,
gouverneur de la Nouvelle-France
William Phipps,
gouverneur du Massachusetts
 

La guerre contre les nations iroquoises et les Anglais se poursuit de 1691 jusqu’en 1700. Au tournant du siècle, des négociations s’engagent entre le gouverneur Callière et les grands chefs des nations indiennes, à Montréal. Un traité de paix est enfin signé le 4 août 1701, à Montréal, en présence des dignitaires des deux parties.

Entre-temps, André Lamarre semble avoir été démobilisé par ses chefs et caresse probablement le projet de s’installer comme colon sur les terres de la Nouvelle-France qu’il a défendues durant 17 ans. Son projet se réalise alors qu’il épouse en 1700, une veuve bien nantie, Marie-Angélique Chapacou, qui a vu mourir son précédent conjoint, André Bouteiller, l’année précédente.

 
  Pierre Millet, jésuite, curé de la seigneurie de Longueuil  
Mariage d’André Lamarre dit St-André avec la veuve Marie-Angélique Chapacou

Durant le mois de juin 1700 (la date exacte du mariage reste inconnue), André Lamarre épousait Marie-Angélique Chapacou, dans la chapelle du fort de Longueuil, dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil. La cérémonie était célébrée par le père Pierre Millet, jésuite français, qui avait été nommé quelques années auparavant, curé de la petite paroisse. Étaient présents à leur mariage parmi les invités, le sieur Charles Le Moyne de Longueuil, nouvellement nommé baron par le roi de France, sa femme et sa fille. Avant ou après le mariage, on ne peut pas le savoir puisque la date de la noce est inconnue à ce jour, les deux conjoints Lamarre et Chapacou avaient signé un contrat de mariage devant le notaire P. Raimbault, le 8 juin 1700.

 
Pierre Millet, jésuite,
missionnaire et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1698 à 1701
 

Comme André et Marie-Angélique ont donné naissance à plusieurs enfants et qu'André a immigré en Nouvelle-France, la famille «Lamarre-Chapacou» peut être qualifiée de «famille souche» de la période coloniale française, des familles québécoises et canadiennes.

 

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Marie-Angélique Chapacou (° 1668, + 1746)
(également connue sous Marie-Angélique Chapacoup, Marie-Angélique Chapacout,
Marie-Angélique Chateaucour, Angélique Chapacou, Angélique Chapacoux,
Angélique Chapaloux ou Marguerite Chapacou)

 

 
Naissance, baptême, décès et sépulture

Marie-Angélique Chapacou est née le 22 mars 1668, dans la paroisse Notre-Dame, à Québec, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Elle a été baptisée le 24 mars 1668, par monsieur l'abbé Henri de Bernières, prêtre, dans la paroisse Notre-Dame de Québec. Son parrain était Pierre Maufait et sa marraine était Angélique Lefebvre, la fille de Louis Lefebvre dit Batanville. La petite fille a hérité une partie de son prénom de celui de sa mère et l'autre partie, de celui de sa marraine. Comme baptisée, Marie-Angélique était donc de religion chrétienne, catholique, romaine. Comme les femmes de son époque, elle sera probablement bonne pratiquante.

 
 

Marie-Angélique Chapacou est décédée à l’âge de 78 ans et 9 mois, le 11 novembre 1746, dans la paroisse de Saint-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Elle a été enterrée le lendemain de son décès, le 12 novembre 1746, dans la même paroisse. Le prêtre officiant lors de la cérémonie religieuse était monsieur l'abbé Joseph Ysambart, sulpicien et curé de la paroisse de Saint-Antoine-de-Pades, à Longueuil. Au registre des sépultures de la paroisse, Joseph Dufaut et Charles Varri étaient identifiés comme témoins officiels du triste événement.

  Joseph Ysambart, curé de la seigneurie de Longueuil  
Joseph Ysambart,
sulpicien et curé de la paroisse
St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil,
de 1720 à 1763
 
Quelques événements de la vie de Marie-Angélique Chapacou,
de sa naissance jusqu'à son mariage avec André Bouteiller

Avant de se marier, Marie-Angélique Chapacou avait été servante dans quelques familles, dans la région de Québec. Le 16 septembre 1680, il y a eu un contrat devant le notaire Gilles Rageot concernant l’engagement de Marie-Angélique Chapacou (mineure) comme servante par Marie Pacaude et Simon Chapacou, de la route St-Michel, à Nicolas Cliche, serrurier, et son épouse, de la ville de Québec. Au moment de ce premier contrat, Marie-Angélique était âgée de 12 ans et 5 mois.

Le 10 décembre 1684, il y a eu un contrat devant le notaire Duquet de Lachesnaye concernant l’engagement de Marie-Angélique Chapacou comme servante par Marie Pacos et Simon Chapacou, de la seigneurie de St-Michel, à Apolline de Lafitte et Nicolas Rousselot dit Laprairie, bourgeois et son époux. Au moment de ce second contrat, Marie-Angélique était âgée de 16 ans et 8 mois.

Les deux mariages de Marie-Angélique Chapacou,
avec André Bouteiller et André Lamarre dit St-André

Marie-Angélique s’est mariée en premières noces, à l’âge de 18 ans et 5 mois, avec le meunier de la seigneurie de Longueuil, le veuf André Bouteiller, lui-même âgé de 36 ans, le 1er septembre 1686, dans la seigneurie de Boucherville, en Nouvelle-France. Ce mariage a donné naissance à la famille «Bouteiller-Chapacou». Les deux conjoints ont vécu ensembles pendant 12 ans et 7 mois et ont donné naissance à 8 enfants dont 7 d'entre-eux étaient vivants au décès de leur père. André est décédé le 16 mai 1699, à Montréal, alors qu'il était âgé d'environ 49 ans.

Marie-Angélique a connu une période de veuvage d'un peu moins de 13 mois, avec ses enfants, dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil. Par la suite, comme nous l’avons déjà vu précédemment, elle s’est mariée en secondes noces, à l’âge de 32 ans et 2 mois, avec André Lamarre dit St-André, lui-même âgé d'environ 40 ans, en juin 1700, dans la paroisse de St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France.

 
 

Enfants des deux familles de Marie-Angélique Chapacou

Les deux unions contractées par Marie-Angélique avec André Bouteiller et avec André Lamarre, ont donné naissance à 17 enfants : 8 filles et 9 garçons.

 

Sexe

Famille «Bouteiller-Chapacou»

Famille
«Lamarre-Chapacou»

Sous-Total et Total

fille

3

5

8

17

garçon

5

4

9

Total

8

9

17


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  Formation, évolution et filiation de la Famille souche «Lamarre-Chapacou»  

 

La famille «Lamarre-Chapacou» débutera son existence en juin 1700, pour se terminer 46 ans et 5 mois plus tard, au moment du décès de Marie-Angélique, au mois de novembre de l'année 1746.

Au moment de sa seconde union avec André Lamarre, en juin de l'année 1700, Marie-Angélique Chapacou amène dans sa nouvelle famille 7 enfants vivants des 8 enfants nés de son premier mariage avec André Bouteiller. Il s'agit de 3 filles et 4 garçons. Les enfants «Bouteiller» sont : Marie-Angélique, jeune adolescente âgée de presque 14 ans; André, jeune pré-adolescent âgé de presque 12 ans; Antoine, jeune garçon âgé de presque 10 ans; Jean-Baptiste, petit garçon âgé d'un peu plus de 7 ans; Catherine, petite fille âgée d'un peu plus de 5 ans; Marie-Marthe, petite fille âgée d'un peu moins de 3 ans; et François, tout petit garçon âgé d'environ 2 ans.

 
 

Les amours de Marie-Angélique Chapacou et d’André Lamarre dit St-André ont donné naissance à 9 enfants : 5 filles et 4 garçons.

Les enfants engendrés par le couple «Lamarre-Chapacou» sont nés sur une période de 13 ans et 2 mois, de 1701 à 1714. En d'autres mots, Marie-Angélique Chapacou a donné naissance à un enfant tous les 17,5 mois, en moyenne. En fonction de leur date de naissance, André Lamarre était âgé de 41 ans alors que Marie-Angélique était âgée de 33 ans lorsque leur premier enfant est né. Au moment de la naissance de leur neuvième et dernier enfant, en 1714, André était âgé de 54 ans et Marie-Angélique était âgée de 46 ans.

En conclusion, la famille «Lamarre-Chapacou» a été construite par des parents relativement âgés mais mûrs et aguerris. N'oublions pas que durant son premier mariage, Marie-Angélique avait donné 8 enfants à son premier époux, André Bouteiller. Ces naissances s'étaient échelonnées sur une période de 12 années alors que l'âge de Marie-Angélique est passé de 18 ans à 30 ans. Pour construire sa première famille, elle a donné naissance à un enfant tous les 18 mois. Pour Marie-Angélique Chapacou, sa famille s'est donc construite en deux étapes biens distinctes avec ses deux conjoints Bouteiller et Lamarre. En totalisant les naissances de ses deux mariages, Marie-Angélique a porté, a enfanté et a allaité 17 enfants, à tour de rôle, pendant au moins 30 ans, à partir de la fin de ses 17 ans (fécondation de son premier enfant) jusqu'à l'âge de 47 ans (sevrage de son dernier enfant).

Si nous estimons que les grossesses de Marie-Angélique ont été d'une durée moyenne de 9 mois, les informations contenues dans le tableau ci-contre nous laissent voir qu'entre son premier enfantement et le début de sa seconde grossesse, il s'est déroulé environ 14 mois. Mais, le laps de temps entre la fin de la deuxième et le début de la troisième grossesse, et la fin de la quatrième et le début de la cinquième grossesse ont été très courts : 4 mois, pour le premier et 3 mois, pour le second.

Sauf pour le dernier laps de temps entre la fin de la huitième et le début de la neuvième grossessse, les autres intervalles entre les grossesses se sont situés entre 11 et 12 mois. Le dernier enfant né du couple «Lamarre-Chapacou» est arrivé probablement quand on ne l'attendait plus, puisqu'il y a 21 mois d'attente entre le huitième enfantement et la neuvième grossesse et qu'il y aurait eu 30 mois de différence entre les naissances des deux enfants si le huitième bébé était resté vivant suffisamment longtemps.

Si nous étudions d'un peu plus près la perpétuation de la famille «Lamarre-Chapacou», nous constatons que cinq des neuf enfants ont eu une descendance : Marie-Angélique, Marie-Charlotte, Marie-Jeanne, André et Geneviève Lamarre. Deux enfants sont morts en bas âge : Marie-Anne et Jacques Lamarre. Et pour les 2 autres enfants, nous ignorons la date de leur décès. Pour un de ces deux enfants, Louis Lamarre, nous croyons qu'il est décédé en bas âge, puisqu'il n'existe pas à ce jour d'autres informations sur son existence que celles apparaissant au registre des baptêmes; pour l'autre enfant, Joseph Lamarre, nous savons qu'il s'est rendu jusqu'à l'âge adulte puisqu'il a été «coureur des bois» alors qu'il était au début de la vingtaine.

Cycles des naissances des enfants
de Marie-Angélique Chapacou et d'André Lamarre dit St-André

 

No.

Dates

Noms des enfants

Événements

Durées
(mois)

1

juillet 1700

Marie-Angélique
Lamarre
(° 1701, + ?)

Conception

9

15 avril 1701

Naissance

15

juin 1702

Non Fécond

2

juillet 1702

Marie-Charlotte
Lamarre
(° 1703, + 1747)

Conception

9

15 avril 1701

Naissance

4

juillet 1703

Non Fécond

3

août 1703

Joseph Lamarre
(° 1704, + ?)

Conception

9

15 mai 1704

Naissance

11

mars 1705

Non Fécond

4

avril 1705

Marie-Anne
Lamarre
(° 1705, + 1706)

Conception

9

31 déc. 1705

Naissance

3

février 1706

Non Fécond

5

mars 1706

Marie-Jeanne
Lamarre
(° 1706, + 1734)

Conception

9

11 nov. 1706

Naissance

11

sept. 1707

Non Fécond

6

oct. 1707

André Lamarre
(° 1708, + 1787)

Conception

9

14 juil. 1708

Naissance

12

juin 1709

Non Fécond

7

juil. 1709

Louis Lamarre
(° 1710, + ?)

Conception

9

26 avr. 1710

Naissance

11

février 1711

Non Fécond

8

mars 1711

Jacques Lamarre
(° 1711, + 1714)

Conception

9

13 déc. 1711

Naissance

21

août 1713

Non Fécond

9

sept. 1713

Geneviève
Lamarre
(° 1714, + 1750)

Conception

9

15 juin 1714

Naissance

indéfini

indéfini

Non Fécond


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Nous avons vu précédemment de quelle façon la famille «Lamarre-Chapacou» s'est formée avec l'arrivée des 7 enfants «Bouteiller», au début du mariage d'André Lamarre et de Marie-Angélique Chapacou, et la naissance des 9 enfants «Lamarre», par la suite. Nous nous intéressons maintenant au départ de ces mêmes 16 enfants du milieu familial et de certaines conséquences de ces départs sur certains membres de la famille.

 
 

Départs des enfants Bouteiller et Lamarre,
de la famille «Lamarre-Chapacou»

Les enfants «Bouteiller» et «Lamarre» ont quitté le giron de la famille «Lamarre-Chapacou» de l'année 1706 à l'année 1736, soit sur une période de 30 ans. Le tableau ci-contre, identifie pour chacun des enfants, la date de son départ du nid familial ainsi que son âge et les raisons qui expliquent son départ. Ces raisons sont au nombre de quatre : le décès de l'enfant, son mariage, son départ pour le travail ou son départ pour de la formation.

Pour Marie-Angélique Chapacou, de la naissance de son premier enfant «Bouteiller» en 1686, jusqu'au départ de son dernier enfant «Lamarre» en 1736, elle a eu sous son toit au moins un enfant pendant 50 années consécutives de sa vie. Comme elle est décédée à l'âge de 78 ans, elle n'a donc connu que 28 ans de sa vie sans enfant : les 12 premières années, elle vivait chez ses parents; les 6 années suivantes, elle était seule, chez ses employeurs; et les 10 dernières années de sa vie, elle les a vécues en couple, avec son second conjoint, André Lamarre.

Pour André, de l'arrivée des 7 enfants «Bouteiller» qu'il a accueillis sous son toit lors de son mariage avec leur mère, jusqu'au départ de son dernier enfant «Lamarre», 36 années se sont écoulées. Comme André est décédé à l'âge vénérable de 96 ans, il a donc connu 60 ans de sa vie sans enfant. Même si nous connaissons peu de choses sur sa vie, de 0 à 23 ans, en France, nous pouvons supposer avec grande certitude qu'André a vécu cette période de sa vie avec ses parents, Robert Lamarre et Marguerite Daunet, et comme garçon célibataire, soldat de l'armée française. Après avoir immigré en Nouvelle-France alors qu'il était âgé de 23 ans, il a poursuivi sa carrière de militaire pendant encore 17 ans, sans qu'on lui connaisse de relation stable ou de mariage avec une femme du pays, et sans enfant légitime ou illégitime connu. Son couple formé avec Marie-Angélique Chapacou ayant duré un peu plus de 46 ans, jusqu'au décès de sa compagne, et ayant eu des enfants sous leur toit pendant 36 ans, André a connu une vraie vie de couple pendant 10 ans, de l'âge de 76 ans à l'âge de 86 ans. Par la suite, il a vécu les 10 dernières années de sa vie, de 86 ans à 96 ans, comme veuf, célibataire, se logeant probablement chez l'un de ses enfants.

 

Noms des enfants

Dates du départ

Âges

Raisons du départ

Les enfants Bouteiller

Marie-Angélique Bouteiller

14 avril 1709

22 ans 5 mois

Mariage avec François Harel

André Bouteiller

7 février 1714

25 ans 5 mois

Mariage avec Barbe Beauchamp

Antoine Bouteiller

21 septembre 1715

25 ans

Mariage avec Marie-Louise Goyau

Jean-Baptiste Bouteiller

20 juin 1706

13 ans 1 mois

Décès par noyade

Catherine Bouteiller

11 août 1715

20 ans 5 mois

Mariage avec Adrien Fournier dit Préfontaine

Marie-Marthe Bouteiller

11 août 1715

18 ans 10 mois

Mariage avec Pierre Colin

François Bouteiller

28 novembre 1725

environ 28 ans

Mariage avec Marie-Charlotte Lanctôt

Jacques Bouteiller

27 septembre 1698

25 jours

Décès en très bas âge

Enfants Lamarre

Marie-Angélique Lamarre

21 novembre 1721

20 ans 5 mois

Mariage avec Étienne Patenotre.

Marie-Charlotte Lamarre

11 août 1724

21 ans 4 mois

Mariage avec Thomas Simon

Joseph Lamarre

4 août 1721

17 ans 3 mois

Apprenti maçon et tailleur de pierres, à Montréal

Marie-Anne Lamarre

3 janvier 1706

4 jours

Décès en très bas âge

Marie-Jeanne Lamarre

25 novembre 1726

20 ans

Mariage avec Pierre Deniau

André Lamarre

22 octobre 1731

23 ans 3 mois

Mariage avec Marie Lanctôt

Louis Lamarre

Entre 1710 et 1711 ?

Moins de 1 an ?

Décès en bas âge ?

Jacques Lamarre

20 novembre 1714

2 ans 11 mois

Décès en bas âge

Geneviève Lamarre

13 février 1736

21 ans 8 mois

Mariage avec Guillaume Bray dit Labonté

 

Avant de faire partie de la famille «Lamarre-Chapacou», Marie-Angélique et sept de ses enfants «Bouteiller» ont connu deux tristes départs : l'un en 1698, avec le décès, à l'âge de 25 jours, du dernier enfant né du couple «Bouteiller-Chapacou», prénommé Jacques; et l'autre, en 1699, avec le décès d'André Bouteiller, premier époux de Marie-Angélique et père de ses huit premiers enfants.

La décennie s'étendant de l'année 1700 à l'année 1709 a débuté par un heureux événement, le second mariage de Marie-Angélique Chapacou avec André Lamarre dit St-André. Ils ont ainsi formé la famille «Lamarre-Chapacou», enrichie dès le départ par l'arrivée des sept enfants «Bouteiller».

Cependant, par la suite, sur les trois départs qui se sont produits dans la famille durant cette décennie, deux de ceux-ci l'ont été suite à un décès. En effet, en 1706, la famille «Lamarre-Chapacou» vit de tristes moments puisque Marie-Anne Lamarre ne survit que 4 jours à sa naissance et décède au début du mois de janvier, et que Jean-Baptiste Bouteiller meurt accidentellement à l'âge de 13 ans et 1 mois, en se noyant, en juin de la même année. Par ailleurs, en 1709, c'est l'heureux mariage d'un premier enfant «Bouteiller» puisque Marie-Angélique Bouteiller épouse François Harel, au mois d'avril. Elle quitte ainsi le nid familial pour s'installer avec son nouvel époux, à Montréal.

La seconde décennie de l'existence de la famille «Lamarre-Chapacou», s'étendant de 1710 à 1719, est la plus fructueuse en départs puisque six des enfants «Bouteiller» et «Lamarre» quittent la famille «Lamarre-Chapacou». Malheureusement, deux départs se produisent suite au décès de deux enfants : nous croyons que Louis Lamarre est décédé peu de temps après sa naissance, au début de la décennie mais les preuves matérielles n'ont pas été trouvées qui permettraient d'appuyer cette affirmation avec complète certitude; quant à Jacques Lamarre, il ne vit que 2 ans et 11 mois et meurt probablement des suites d'une maladie d'enfant, en novembre de l'année 1714. Heureusement, la décennie 1710-1719 est riche de quatre mariages chez les enfants «Bouteiller». L'année 1714 ne peut pas qu'être triste puisqu'en février, André Bouteiller se marie avec Barbe Beauchamp et le couple s'installe dans la paroisse St-François-de-Sales, sur l'Île-Jésus, au nord de l'île de Montréal. L'année 1715 est l'année faste des mariages puisque trois enfants «Bouteiller» unissent leur destinée à un ou une conjointe. Il y a d'abord, à la fin de l'été, le 11 août, double mariage entre Catherine Bouteiller et Adrien Fournier dit Préfontaine d'une part, et entre Marie-Marthe Bouteiller et Pierre Colin, d'autre part. Puis, tout au début de l'automne, le 21 septembre, Antoine Bouteiller se marie avec Marie-Louise Goyau. Les trois mariages ont lieu dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil.

Durant la troisième décennie d'existence de la famille «Lamarre-Chapacou», de 1720 à 1729, cinq départs se produisent. Un des départs concerne Joseph Lamarre qui quitte le domicile familial au mois d'août de l'année 1720, à l'âge de 17 ans, pour devenir apprenti maçon et tailleur de pierres auprès d'un maître artisan de Montréal. Les quatre autres départs font suite à autant de mariages. Toujours en 1720, le premier mariage des enfants «Lamarre» a lieu. Il s'agit de Marie-Angélique Lamarre qui épouse Étienne Patenotre, le 21 novembre, dans la paroisse de St-Antoine-de-Pades. Par la suite, trois mariages se suivent sur trois années consécutives. Le 11 août 1724, c'est le second mariage d'un enfant «Lamarre» puisque Marie-Charlotte épouse en premières noces, le meunier, immigrant de France, Thomas Simon. Le 28 novembre 1725, c'est le mariage du dernier enfant «Bouteiller»; François épouse Marie-Charlotte Lanctôt. Enfin, un troisième enfant «Lamarre» se marie le 25 novembre 1726; Marie-Jeanne épouse Pierre Deniau.

À l'intérieur des six années qui suivront la troisième décennie d'existence de la famille «Lamarre-Chapacou», les deux derniers départs des enfants «Lamarre» se réaliseront lorsque ceux-ci se marieront à leur tour. En effet, André Lamarre (le fils) épousera le 22 octobre 1731, Marie Lanctôt, la jeune soeur de Marie-Charlotte Lanctôt. Cette dernière était devenue quelques années plus tôt l'épouse de François Bouteiller, le demi-frère d'André Lamarre. Enfin, le 13 février 1736, le dernier enfant «Lamarre», Geneviève de son prénom, épousait en premières noces, Guillaume Bray dit Labonté. Avec ce mariage, la dernière fille de la famille «Lamarre-Chapacou» quittait le nid familial. À partir de ce jour, les parents, André Lamarre dit St-André et Marie-Angélique Chapacou, entreprenaient une nouvelle vie en couple qui s'est échelonnée sur 10 ans.

 

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  Les enfants d'André Lamarre et de Marie-Angélique Chapacou  

 

Les 9 enfants du couple «Lamarre-Chapacou» sont les suivants :

 
 

Les 5 filles (fille)

 

Les 4 garçons (garçon)

 
     

 

1.   Marie-Angélique Lamarre (° 1701, + ?)
      (Famille «Patenotre-Lamarre» (1))

 
  Pierre Millet, jésuite, curé de la seigneurie de Longueuil  
Naissance, baptême, décès et sépulture

Marie-Angélique Lamarre est née le 15 avril 1701, dans la paroisse de St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province de Québec, Canada), environ 10 mois après le mariage de ses parents. Premier enfant et première fille du couple «Lamarre-Chapacou», elle a été baptisée la journée de sa naissance, par monsieur Pierre Millet, prêtre jésuite et curé, dans la paroisse où elle est née. Son parrain était Léger Bray dit Labonté et sa marraine était sa demi-sœur, Marie-Angélique Bouteiller. La petite fille a hérité à la fois du prénom de sa mère et de celui de sa marraine.

 
Pierre Millet, jésuite,
missionnaire et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1698 à 1701
 

Nous croyons que Marie-Angélique Lamarre est décédée et a été inhumée dans la paroisse de St-Antoine-de-Pades mais nous ne connaissons pas la date de son décès ni la date de sa sépulture. Cependant, nous savons qu’elle était encore vivante le 23 mai 1746, date de naissance de son quinzième et dernier enfant, Marie-des-Anges Patenotre. Il se peut que Marie-Angélique soit décédée des suites de cet accouchement.

 
 
Quelques événements marquants de la vie de Marie-Angélique Lamarre,
de sa naissance jusqu'à son mariage avec Étienne Patenotre

Même si Marie-Angélique Lamarre était le premier enfant et la première fille du couple «Lamarre-Chapacou», elle était le huitième enfant vivant et la quatrième fille née de Marie-Angélique Chapacou. Compte tenu du mois de sa naissance qui se situe en avril 1701, la petite fille avait été conçues 9 mois plus tôt, vers le mois de juillet 1700, probablement très peu de temps après le mariage de ses parents André Lamarre et Marie-Angélique Chapacou.

À sa naissance, dans la maisonnée «Lamarre-Chapacou», la petite fille était entourée de ses 4 demi-frères et de ses 3 demi-soeurs Bouteiller. En effet, pour s'occuper du poupon, il y avait sa première demi-soeur et marraine, Marie-Angélique Bouteiller, âgée de presque 15 ans; son premier demi-frère, André Bouteiller, âgé de presque 13 ans; son second demi-frère, Antoine Bouteiller, âgé de presque 11 ans; son troisième demi-frère, Jean-Baptiste Bouteiller, âgé de presque 8 ans; sa deuxième demi-soeur, Catherine Bouteiller, âgée de 6 ans; sa troisième demi-soeur, Marie-Marthe Bouteiller, âgée de presque 5 ans; et son quatrième demi-frère, François Bouteiller, âgé probablement de 3 ans.

Marie-Angélique Lamarre est restée la benjamine de la famille «Lamarre-Chapacou» pendant un peu plus de 24 mois avant de voir apparaître sa première petite soeur, Marie-Charlotte Lamarre, née le 25 avril 1703.

Alors qu'elle était âgée de 37 mois, la petite Marie-Angélique a vu apparaître son premier petit frère qui sera prénommé Joseph, le 15 mai 1704.

Marie-Angélique était âgée de 4 ans et 8 mois lorsque sa mère, Marie-Angélique Chapacou, a donné naissance à sa seconde petite soeur, Marie-Anne Lamarre, le 31 décembre 1705.

Avec l'arrivée de l'année 1706, c'est une année triste et marquante qui débute pour Marie-Angélique. En effet, dès le 3 janvier 1706, c'est le décès et l'inhumation de sa toute petite soeur, Marie-Anne, alors que cette dernière n'est âgée que de 4 jours. L'année se poursuit avec le décès accidentel par noyade d'un des demi-frères Bouteiller, Jean-Baptiste, le 20 juin. Heureusement, l'année 1706 se termine sur une note plus joyeuse pour Marie-Angélique puisque sa mère donne naissance à sa troisième petite soeur, Marie-Jeanne Lamarre, le 11 novembre.

Avec le début de l'année 1708, Marie-Angélique sera témoin d'une période de vie familiale assez mouvementée qui durera environ 2 ans. D'abord, 20 mois après la naissance de sa dernière petite soeur, Marie-Angélique, alors âgée de 7 ans et 3 mois, voit naître son second petit frère, André Lamarre, le 14 juillet. C'est ce dernier qui perpétuera avec son épouse, Marie Lanctôt, la descendance «Lamarre» à Longueuil et dans les paroisses avoisinantes. Peu de temps après cette naissance, toute la famille apprend la triste disparition et peut-être le décès de l'amoureux de Marie-Angélique Bouteiller, Pierre Perthuis, lorsqu'il participe avec d'autres habitants de la Nouvelle-France, à une attaque contre le village de Deerfield, dans la colonie anglaise du Massachussets, au mois d'août 1708. Pierre laisse alors dans le deuil une amoureuse enceinte de 3 mois puisque Marie-Angélique Bouteiller donnera naissance le 16 février 1709, à un petit garçon qui sera prénommé Pierre.

Deux mois après la naissance du petit Pierre, la veille de son huitième anniversaire de naissance, Marie-Angélique Lamarre est témoin du mariage probablement «obligé» de Marie-Angélique Bouteiller avec François Harel, le 14 avril 1709. En effet, alors que son fils illégitime se retrouve dans la famille Perthuis, maman Bouteiller se retrouve à l'église de sa paroisse natale, St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, à convoler en justes noces avec son nouvel époux légitime, alors que le contrat de mariage a été accepté par les deux époux, quelques heures plus tôt, devant le notaire Tailhandier dit La Baume. Dès le 18 juillet 1709, le petit Pierre Perthuis (fils) décède à l'âge de 5 mois, dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, alors qu'il est sous la garde de l'une de ses tantes paternelles.

Marie-Angélique Lamarre est âgée de tout juste 9 ans lorsque sa mère, Marie-Angélique Chapacou, donne naissance à un troisième petit frère, Louis Lamarre, le 26 avril 1710, à Longueuil. Durant la même année, le 18 mai, c'est la naissance d'un second neveu, François Harel (fils), second fils de sa demi-soeur Marie-Angélique Bouteiller, et premier enfant et premier fils de son beau-frère, François Harel.

Plus de deux ans après la naissance de Louis Lamarre, un quatrième petit frère Lamarre, qui sera prénommé Jacques, naît le 13 décembre 1711, alors que Marie-Angélique est âgée de 10 ans et 8 mois.

Le 1er décembre 1712, Marie-Angélique Bouteiller donnait naissance à sa première fille et au second enfant du couple «Harel-Bouteiller». La petite fille était la première nièce de Marie-Angélique Lamarre et portait le même prénom que celui de sa grand-mère, de sa mère et de sa tante puisqu'elle était baptisée Marie-Angélique Harel.

Les années 1714 et 1715 ont été des années fertiles en divers événements modifiant la composition de la famille «Lamarre-Chapacou» et de sa parenté, et dont Marie-Angélique a été témoin. D'abord, dès le 7 février 1714, la jeune fille âgée de 12 ans et 10 mois et probablement pubère, voyait son demi-frère André Bouteiller épouser la veuve Barbe Beauchamp. Avec ce mariage, Marie-Angélique se retrouvait tout à coup en présence d'un nouveau neveu et de deux nouvelles nièces, les enfants Forget nés du premier mariage de Barbe. Puis, maman Chapacou donnait naissance à son dernier enfant, la quatrième petite soeur de Marie-Angélique, Geneviève Lamarre, le 15 juin 1714. Ensuite, Marie-Angélique Bouteiller donnait naisance à un troisième enfant et à la seconde fille du couple «Harel-Bouteiller», Marie-Catherine Harel, le 4 juillet 1714, et pourvoyait ainsi sa demi-soeur, Marie-Angélique Lamarre d'une nouvelle petite nièce. Enfin, l'année 1714 se terminait sur une triste note avec le décès du dernier petit frère, Jacques Lamarre, le 20 novembre, alors qu'il était âgé de presque 3 ans.

L'année 1715 a été l'année des mariages dans la famille «Lamarre-Chapacou». D'abord, l'adolescente Marie-Angélique Lamarre était âgée de 14 ans et 5 mois lorsqu'elle a été témoin du double mariage de ses deux demi-soeurs Bouteiller, Catherine et Marie-Marthe, le 11 août 1715, avec respectivement, Adrien Fournier dit Préfontaine et Pierre Colin. Puis, le 21 septembre 1715, Marie-Angélique était témoin d'un troisième mariage alors que son second demi-frère, Antoine Bouteiller, convole en justes noces avec Marie-Louise Goyau. Avec les mariages et, par le fait même, les départs de ses deux demi-soeurs, Catherine et Marie-Marthe, le statut de Marie-Angélique Lamarre a changé énormément dans la famille «Lamarre-Chapacou» puisqu'elle est devenue la fille «aînée» de cette famille. Sa mère, Marie-Angélique Chapacou, devait maintenant la considérer comme son aide principale afin de tenir maison dans une famille qui était encore composée de deux adultes et d'au moins 7 enfants. Marie-Angélique Lamarre conservera ce statut de «fille aînée» de la maisonnée «Lamarre-Chapacou» pendant un peu plus de 6 ans, c'est-à-dire, jusqu'à son propre mariage, en 1721.

Nous avons déjà vu que de février 1709 à juillet 1714, Marie-Angélique Lamarre est devenue la tante de 7 neveux et nièces. De 1715 à son mariage en novembre 1721, ses demi-frères et demi-soeurs ont ajouté 15 neveux et nièces alors qu'ils ont entrepris la construction de leur propre famille avec leurs conjoints respectifs. Quatre de ces quinze naissances ont très probablement conservé une signification toute particulière pour Marie-Angélique. D'abord, le 27 novembre 1717, sa demi-soeur Catherine Bouteiller, et son beau-frère Andrien Fournier, lui ont demandé d'être la marraine de leur première fille, Marie-Angélique Fournier. Le parrain était Pierre Édeline. Puis, le 21 septembre 1721, deux mois avant son propre mariage, Marie-Angélique Lamarre accepte à nouveau de devenir la marraine de son neveu Jean-Baptiste Harel, le sixième enfant et le second fils du couple «Harel-Bouteiller». Le parrain du petit garçon était Jean-Baptiste Payet. Ce baptême a ceci de particulier qu'il a eu lieu à l'église de la paroisse St-Antoine-de-Pades, à Longueuil, alors que les cinq baptêmes précédents des enfants «Harel-Bouteiller» ont eu lieu à l'église de la paroisse Notre-Dame, à Montréal. On peut donc supposer avec une assez grande certitude que Marie-Angélique Bouteiller est venue terminer sa grossesse auprès de sa mère, dans la famille «Lamarre-Chapacou» et que les trois Marie-Angélique (Chapacou, Bouteiller et Lamarre) ont vécu les dernières semaines sinon les derniers mois avant la naissance, très proches l'une de l'autre.

Les deux derniers baptêmes qui nous intéressent concernant les neveux et nièces de Marie-Angélique Lamarre, sont ceux de Marie-Françoise Fournier et de Marie-Charlotte Bouteiller. D'abord, la petite Marie-Françoise, la troisième enfant et la seconde fille de Catherine Bouteiller et d'Adrien Fournier dit Préfontaine, a eu comme parrain, le 30 mai 1719, Étienne Patenôtre, le futur époux de Marie-Angélique Lamarre. Puis, la petite Marie-Charlotte, troisième enfant et troisième fille d'Antoine Bouteiller et de Marie-Louise Goyau, a elle aussi eu comme parrain, le 6 septembre 1720, Étienne Patenôtre. Autre particularité de ce baptême, la marraine de la petite fille était Marie-Charlotte Lamarre, une des soeurs de Marie-Angélique. Ces deux événements nous donnent des balises précises de la période durant laquelle Marie-Angélique a connu et a commencé à fréquenter celui qui deviendrait son époux, Étienne Patenôtre.

 
  Joseph Ysambart, sulpicien et curé de la seigneurie de Longueuil  
Mariage de Marie-Angélique Lamarre et d'Étienne Patenotre

Alors qu'elle était âgée d'un peu plus de 20 ans, Marie-Angélique Lamarre a épousé Étienne Patenotre, lui-même âgé de 24 ans et fils de Charles Patenotre et de Françoise Séguin, le 24 novembre 1721, dans la petite église de la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil. Le couple a formé à partir de cette date, la famille «Patenotre-Lamarre». La veille du grand événement, le 23 novembre 1721, les futurs époux avaient contracté mariage devant le notaire Tailhandier dit La Beaume. Au moment du mariage, les pères des deux époux étaient présents alors que les deux mères étaient absentes. Les autres personnes présentes étaient :

  • Charles Patenôtre, frère du marié;
  • Jacques Patenôtre, frère du marié;
  • Marguerite Patenôtre, soeur du marié;
  • François Bouteiller, demi-frère de la mariée;
  • Antoine Bouteiller, demi-frère de la mariée;
  • André Lamare, frère de la mariée;
  • Adrien Fournier, beau-frère de la mariée;
  • Charlotte Lamare, soeur de la mariée et épouse du précédent;
  • Toussaint Trudeau;
  • Jeanne Lamare, soeur de la mariée;
  • Joseph Benoist;
  • Michel Gouiou;
  • et Simon Guillory.

Le prêtre qui a célébré l'heureux événement était monsieur Joseph Ysambart, prêtre missionnaire et curé de la paroisse.

 
Joseph Ysambart,
sulpicien et curé de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1720 à 1763
 

La famille «Patenôtre-Lamarre» a débuté son existence en novembre de l'année 1721 mais nous ne savons pas à quel moment elle s'est terminée puisque nous ne connaissons pas la date de décès de Marie-Angélique. Le couple «Patenôtre-Lamarre» a donné naissance à 14 enfants : 8 filles et 6 garçons.

 

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2.   Marie-Charlotte Lamarre (° 1703, + 1747)
      (Familles «Simon-Lamarre», «Briquet (dit Lefebvre)-Lamarre» et «Gosselin-Lamarre»)

 
  Pierre De Francheville, curé de la seigneurie de Longueuil  
Naissance, baptême, décès et sépulture

Marie-Charlotte Lamarre est née le 25 avril 1703, dans la paroisse de St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Deuxième enfant et seconde fille du couple «Lamarre-Chapacou», elle a été baptisée la journée de sa naissance, par monsieur Pierre de Francheville, prêtre et curé, dans la paroisse qui l'a vue naître. Son parrain était le voisin de ses parents , Charles Édeline, et sa marraine était Marie Viau.

 
Pierre de Francheville,
missionnaire et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1701 à 1712
 

Marie-Charlotte Lamarre est probablement décédée au tout début du mois de novembre 1747 étant donné que ses funérailles ont eu lieu dans la paroisse de Saint-Sulpice, le 2 novembre de la même année. Au moment de son décès, elle était donc âgée de 44 ans et 6 mois. Le prêtre officiant à l’inhumation était monsieur Sartelon, prêtre missionnaire et curé de la paroisse de Saint-Sulpice : les deux témoins officiels étaient Louis Masse et Noël Morin.

Quelques événements marquants dans la vie de Marie-Charlotte Lamarre,
avant ses unions avec Thomas Simon, Louis Briquet et Louis-François Gosselin

Marie-Charlotte Lamarre est née un peu plus de 24 mois après sa soeur, Marie-Angélique. Même si Marie-Charlotte était le deuxième enfant et la seconde fille d'André Lamarre, elle devenait le neuvième enfant et la cinquième fille vivante de Marie-Angélique Chapacou. Compte tenu de sa date de naissance qui est le 25 avril 1703, la petite fille aurait été conçue 9 mois plus tôt, en juillet 1702, alors que sa soeur Marie-Angélique Lamarre était âgée de 15 mois.

La petite fille était entourée, à sa naissance, de 8 autres enfants, ses 4 demi-frères, ses 3 demi-soeurs et sa soeur. Il y avait Marie-Angélique Bouteiller, âgée de presque 17 ans; André Bouteiller, âgé de presque 15 ans; Antoine Bouteiller, âgé de presque 13 ans; Jean-Baptiste Bouteiller, âgé de presque 10 ans; Catherine Bouteiller, âgée de presque 7 ans; François Bouteiller, âgé de 5 ans; et enfin Marie-Angélique Lamarre.

Marie-Charlotte Lamarre est restée le plus jeune enfant de sa famille pendant seulement un peu moins de 13 mois puisque le 15 mai 1704 naissait Joseph, son petit frère. Étant donné son très jeune âge, Marie-Charlotte n'a probablement pas été très consciente de cet événement.

Alors qu'elle était âgée de 33 mois, Marie-Charlotte Lamarre voyait une première petite soeur s'ajouter à sa fratrie avec la naissance de Marie-Anne, le 31 décembre 1704. Malheureusement, quatre jours plus tard, le 3 janvier 1706, la nouvelle petite soeur décédait. L'année 1706 s'est poursuivie avec le décès d'un des quatre demi-frères de Marie-Charlotte puisque Jean-Baptiste Bouteiller se noyait en juin. Heureusement pour la petite fille, l'année 1706 s'est terminée sur une note plus joyeuse avec la naissance d'une seconde petite soeur, Marie-Jeanne, le 11 novembre, qui deviendra assurément une bonne compagne de jeux.

Le 14 juillet 1708, au milieu de l'été, alors que Marie-Charlotte était âgée de 5 ans et 3 mois, maman Marie-Angélique donnait naissance à un autre petit frère qui sera baptisé du nom de son père, André Lamarre. Le petit garçon sera le seul descendant masculin du couple «Lamarre-Chapacou» qui perpétuera le nom des «Lamarre» notamment, dans Longueuil et sa région, puisqu'il sera le seul garçon à avoir une descendance masculine. Étant donné son âge, Marie-Charlotte sera probablement appelée à aider sa mère et ses grandes soeurs dans les besognes ménagères en accomplissant quelques petites tâches adaptées à ses 5 ans.

Peu après la naissance de son frère André, vers la fin de l'été 1708 ou au début de l'automne, Marie-Charlotte doit bien se rendre compte que des événements inhabituels se sont produits puisque sa demi-soeur Marie-Angélique Bouteiller est toute triste et que des gens viennent à la maison pour discuter du sort d'un certain Pierre Perthuis, suite à une bataille avec les «maudits anglais». Marie-Charlotte comprendra probablement peu à peu que le Pierre en question est l'amoureux de sa demi-soeur et qu'il est décédé lors d'une attaque d'un village dans les colonies anglaises. Tout au long des mois qui suivent, elle se rendra probablement compte du changement de la silhouette de sa demi-soeur sans se rendre compte nécessairement que cette dernière est enceinte. Le premier neveu de Marie-Charlotte, Pierre Perthuis fils, naîtra finalement le 16 février 1709 et disparaîtra aussitôt né et baptisé puisqu'il sera recueilli en nourrice chez l'une de ses tantes paternelles, à Montréal.

Au printemps de l'année 1709, en avril, Marie-Charlotte, alors âgée de près de 6 ans, voit sa demi-soeur, Marie-Angélique Bouteiller, quitter le nid familial pour épouser, pour le meilleur et pour le pire, François Harel dit Lapointe. C'est le premier mariage d'un enfant de la famille. À l'été 1709, plus précisément le 18 juillet, c'est le triste décès du petit Pierre Perthuis fils, à l'âge de 5 mois, chez sa tante nourricière. Marie-Charlotte en est-elle vraiment consciente ? Nous en doutons comte tenu de son jeune âge et de l'éloignement physique des deux enfants, l'une à Longueuil et l'autre, à Montréal.

Le lendemain de ses 7 ans, le 26 avril 1710, Marie-Charlotte est probablement toute joyeuse d'apprendre que sa mère, Marie-Angélique Chapacou, a donné naissance à un autre petit frère qui sera prénommé «Louis». Pour Marie-Charlotte, c'est le troisième petit frère au total mais le second, en 2 ans. Un mois après la naissance de Louis, le 18 mai ou peu de temps après, la petite fille apprend, avec les autres membres de sa famille, que sa demi-soeur, Marie-Angélique Bouteiller, a donné naissance à un second enfant mais à un premier fils «Harel».

Le 13 décembre 1711, alors qu'elle est âgée de 8 ans et 8 mois, Marie-Charlotte voit à nouveau sa mère donner naissance à un quatrième petit frère qui sera baptisé du prénom de «Jacques». Puis, presqu'un an plus tard, la demi-soeur de la petite fille, Marie-Angélique Bouteiller, donne naissance, le 1er décembre 1712, à Marie-Angélique Harel, la première petite fille du couple «Harel-Bouteiller» et la première nièce des enfants «Bouteiller» et «Lamarre».

Un peu plus d'une année passe sans qu'un événement majeur ne vienne troubler la vie familiale des «Lamarre-Chapacou». Mais tout redémarre le 7 février 1714, alors que c'est au tour du demi-frère de Marie-Charlotte, André Bouteiller fils, de convoler en justes noces avec la veuve Barbe Beauchamp. Par le fait même, ce second mariage amène trois nouveaux enfants dans la parenté immédiate : le garçon et des deux filles nés du premier mariage de Barbe, Pierre Forget âgé de 12 ans et 6 mois, Marguerite Forget, âgée de 10 ans et Marie-Madeleine Forget, âgée de 7 ans et 11 mois. Ensuite, le 15 juin 1714, Marie-Angélique Chapacou donne naissance à un dernier enfant, une petite fille qui portera le prénom de «Geneviève». Marie-Charlotte, alors âgée de 11 ans et 2 mois, voit ainsi apparaître une quatrième et dernière petite soeur dans la maisonnée. Puis, c'est la naissance d'une seconde fille dans la famille «Harel-Bouteiller» puisque Marie-Angélique Bouteiller donne naissance à Marie-Catherine Harel, le 4 juillet 1714. Malheureusement, cette année se termine sur une note bien triste avec le décès de Jacques Lamarre, le plus jeune des frères de Marie-Charlotte, le 20 novembre, alors qu'il n'est âgé que de 2 ans et 11 mois.

 
  Joseph Ysambart, sulpicien et curé de la seigneurie de Longueuil  
Les deux mariages et l'union libre de Marie-Charlotte Lamarre

Marie-Charlotte Lamarre s’est mariée à deux reprises et a eu une aventure «féconde» avec un troisième homme, entre ses deux unions légitimes.

Alors qu'elle était âgée d'un peu plus de 21 ans, Marie-Charlotte a épousé en premières noces l'immigrant Thomas Simon, âgé d'environ 37 ans et fils de Jacques Simon et de feue Peronnelle Alet, le 11 août 1724, à l'église de la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil. Au moment de l'union de Marie-Charlotte et de Thomas, les parents du marié étaient absents, le père vivait en France et la mère était décédée. Seul le père de la mariée, André Lamarre, était présent au mariage de sa fille comme témoin. Les autres personnes présentes comme témoins étaient :

  • Pierre Bicot, cousin du marié;
  • le baron et seigneur Charles Lemoine de Longueuil;
  • Charlotte Degrez de Longueuil, la conjointe du seigneur;
  • Antoine Bouteillet (ou Bouteiller), demi-frère de la mariée;
  • Jeanne Lamarre, soeur de la mariée;
  • André Lamarre, frère de la mariée;
  • Marie-Louise Gouot (ou Goyau), belle-soeur de la mariée et conjointe d'Antoine Bouteiller;
  • Étienne Patenotre, beau-frère de la mariée;
  • et Hyacinthe Baujeu.

Le prêtre officiant était monsieur Joseph Ysambart, prêtre missionnaire, curé de la paroisse. Il y a eu dispense de deux bans accordé par M. Delagoudalie, vicaire général. La famille «Simon-Lamarre» a duré 8 ans et 2 mois et ce, jusqu'au décès de Thomas, en octobre de l'année 1732. Durant cette période, elle a accueilli 6 enfants : 2 filles et 4 garçons.

 
Joseph Ysambart,
sulpicien et curé de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1720 à 1763
 

Presque 5 ans après le décès de son premier époux, en août de l'année 1737, Marie-Charlotte Lamarre a eu une relation amoureuse «féconde» avec le négociant, Louis Briquet dit Lefebvre. De cette relation est né un enfant «naturel», Louise-Geneviève Briquet dite Lefebvre, le 10 mai 1738. Cette dernière épousait son cousin, François Colin dit Laliberté, le fils de la demi-soeur de Marie-Charlotte Lamarre, Marie-Marthe Bouteiller, et de Pierre Colin dit Laliberté, le 20 février 1757, à l'église de la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil.

Après 11 ans et 8 mois de veuvage, Marie-Charlotte Lamarre, alors âgée de 41 ans, épousait en secondes noces le jeune immigrant et meunier Louis-François Gosselin, âgé de 26 ans et fils de François Gosselin et de Marguerite Guindon, le 8 juin 1744, à l'église de la paroisse de St-Sulpice. Les parents des mariés n'étaient pas présents à la cérémonie. Les autres personnes présentes étaient :

  • Pierre Colin dit Laliberté, beau-frère de la mariée;
  • Nicolas Chaussé;
  • Louis Perrault;
  • Louis Dubois;
  • et Nicolas Rive.

Le prêtre officiant était monsieur P. Sartelon, prêtre missionnaire et curé de la paroisse de St-Sulpice. Monsieur Normant, grand vicaire du diocèse, avait accordé la dispense de deux bans. Marie-Charlotte avait alors avec elle, les trois enfants vivants des six enfants nés de son premier mariage et son septième enfant, né d'une liaison illégitime, quelques années plus tôt. Le couple «Gosselin-Lamarre» ne semble pas avoir donné naissance à des enfants. La famille «Gosselin-Lamarre» n'aura duré que 3 ans et 5 mois puisque Marie-Charlotte est décédée en novembre de l'année 1747.

Après avoir été veuf pendant un peu plus de 12 mois, Louis-François Gosselin épousait en secondes noces, à Lachenaie, le 26 novembre 1748, Marie-Catherine Babin dite Lacroix, âgée d'un peu plus de 16 ans et fille de Louis Babin dit Lacroix et de Marie Sicot dite Laliberté.

 

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3.   Joseph Lamarre (° 1704, + ?)

 
  Pierre De Francheville, curé de la seigneurie de Longueuil  
Naissance, baptême, décès et sépulture

Joseph Lamarre est né le 15 mai 1704, dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Troisième enfant et premier fils du couple «Lamarre-Chapacou», il a été baptisé le lendemain de sa naissance, le 16 mai 1704, par monsieur Pierre de Francheville, prêtre et curé, dans la paroisse où il est né. Son parrain était Michel Dubuc et sa marraine était sa demi-sœur, Marie-Angélique Bouteiller.

 
Pierre de Francheville,
missionnaire et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1701 à 1712
 

Nous ne connaissons pas les dates ni les lieux du décès et de la sépulture de Joseph Lamarre.

Quelques événements marquants de la vie de Joseph Lamarre

Joseph Lamarre est né un peu plus de 13 mois après sa soeur, Marie-Charlotte. Cette dernière avait donc 4 mois et un peu plus lorsque Marie-Angélique Chapacou et André Lamarre, son mari, ont eu une relation féconde qui a engendré Joseph. En considérant que la grossesse a duré 9 mois, cela s'est déroulé à la fin de l'été 1703, entre la mi-août et la mi-septembre. Joseph était le troisième enfant et le premier fils d'André Lamarre mais il était le onzième enfant et le cinquième fils vivant de Marie-Angélique Chapacou.

Joseph est né entouré de 9 autres enfants, ses 4 demi-frères, ses 3 demi-soeurs «Bouteiller», et ses 2 soeurs «Lamarre». De la famille «Bouteiller-Chapacou», il y avait Marie-Angélique, âgée de 18 ans; André, âgé de presque 16 ans; Antoine, âgé de presque 14 ans; Jean-Baptiste, âgé de presque 11 ans; Catherine, âgée de 9 ans; Marie-Marthe, âgée de 8 ans; et François, âgé de 6 ans. Ses deux soeurs Lamarre étaient Marie-Angélique, âgée de 3 ans, et Marie-Charlotte, âgée de presque 13 mois.

Joseph est resté le plus jeune enfant de sa famille pendant un peu plus de 19 mois, jusqu'à la naissance de sa petite soeur, Marie-Anne. Comme cette dernière est décédée seulement 4 jours après sa naissance, Joseph est resté le benjamin des enfants pendant 11 mois additionnels, jusqu'à la naissance de sa seconde petite soeur, Marie-Jeanne, le 11 novembre 1706. Entre-temps, le petit garçon âgé de 25 mois, était le témoin plus ou moins conscient d'un triste événement, le décès et l'inhumation de son demi-frère Jean-Baptiste Bouteiller. Étant donné son jeune âge, Joseph aura probablement vécu cette triste période pour la famille «Lamarre-Chapacou» en constatant la tristesse tout alentour sans se rendre vraiment compte de ce qu'était la mort de son demi-frère. Heureusement pour le petit garçon et pour toute la famille, comme nous l'avons déjà évoqué, l'année 1706 se terminait sur une note plus joyeuse avec la naissance d'une autre petite soeur, Marie-Jeanne, le 11 novembre.

Alors que Joseph est âgé de 4 ans et 2 mois, sa mère, Marie-Angélique Chapacou, donne naissance, le 14 juillet 1708, à un petit frère qui sera prénommé «André», tout comme leur père. Étant donné l'écart d'âge entre les deux petits garçons, il se peut fort bien qu'André ne devienne jamais le compagnon de jeu idéal pour Joseph.

Au mois d'avril 1709, alors que Joseph a presqu'atteint l'âge de 5 ans, il est témoin du départ de sa demi-soeur la plus âgée, Marie-Angélique Bouteiller. En effet, cette dernière se marie avec François Harel dit Lapointe et devient le premier enfant de la maisonnée à quitter le toit familial pour fonder sa propre famille.

Peu de temps avant qu'il n'atteigne ses 6 ans, Joseph constate que sa mère, Marie-Angélique Chapacou, donne encore une fois naissance à un deuxième petit frère qui sera prénommé «Louis». Cette heureuse naissance se produit à la maison, le 26 avril 1710, au début du printemps. C'est sûrement durant cette période que Joseph se voit confier par son père et par ses demi-frères quelques petites tâches à l'étable, à la grange ou sur la ferme.

Alors qu'il est âgé de 7 ans et 7 mois, Joseph voit sa mère à nouveau donner naissance à un troisième petit frère qui sera prénommé «Jacques», le 13 décembre 1711.

Les métiers du jeune Joseph Lamarre

Le 4 août 1721, André Lamarre dit St-André signait devant le notaire J. David, une entente avec le maître maçon Jean-Baptiste Deguire, de Montréal, afin que ce dernier enseigne à son fils, Joseph Lamarre, alors âgé de 17 ans, les techniques de la maçonnerie et de la taille des pierres.

À deux reprises, Joseph Lamarre a signé un contrat comme « coureur des bois » (engagé Ouest). Un premier contrat a été signé le 30 août 1723 alors qu’il était âgé de 19 ans et un second contrat a été signé le 29 août 1724 alors qu’il était âgé de 20 ans. Ne sachant pas la date, le lieu et les circonstances du décès de Joseph, nous pouvons nous interroger sur sa possible mort durant son second voyage comme coureur des bois ? Parmi les autres question possibles sur sa vie après ce second voyage, nous pouvons aussi nous demander s'il est demeuré dans les «pays d'en haut» avec une épouse amérindienne. Ces questions et plusieurs autres sur la vie de Joseph Lamarre seraient intéressantes à explorer à l'intérieur de futures recherches.

 

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4.   Marie-Anne Lamarre (° 1705, + 1706)

 
  Pierre De Francheville, curé de la seigneurie de Longueuil  
Naissance, baptême, décès et sépulture

Marie-Anne Lamarre est née le 31 décembre 1705 dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Quatrième enfant et troisième fille du couple «Lamarre-Chapacou», elle a été baptisée le 31 décembre 1705, par monsieur Pierre de Francheville, prêtre et curé, dans sa paroisse natale. Son parrain était Charles Truteau et sa marraine était Marie-Anne Goyau (ou Goyo), épouse de Pierre Bourdon et demi-soeur de Marie-Louise Goyau, épouse du demi-frère de Marie-Anne Lamarre, Antoine Bouteiller. La petite fille a hérité du prénom de sa marraine.

Marie-Anne Lamarre est décédée alors qu’elle avait tout juste 4 jours, le 3 janvier 1706, dans la paroisse St-Antoine-de-Pades. Elle a été enterrée le 4 janvier 1706, dans la même paroisse. Le prêtre officiant à l’inhumation était monsieur Pierre de Francheville et les deux témoins officiels étaient Charles Édeline, sacristain de la paroisse et voisin de la famille Lamarre, et Charles Truteau, le parrain de la petite fille.

 
Pierre de Francheville,
missionnaire et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1701 à 1712

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5.   Marie-Jeanne Lamarre (° 1706, + 1734)
      (Famille «Deniau-Lamarre»)

 
  Pierre De Francheville, curé de la seigneurie de Longueuil  
Naissance, baptême, décès et sépulture

Marie-Jeanne Lamarre est née le 11 novembre 1706 dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Cinquième enfant et quatrième fille du couple «Lamarre-Chapacou», elle a été baptisée la journée de sa naissance, par monsieur Pierre de Francheville, prêtre et curé, dans la paroisse où elle est née. Son parrain était son demi-frère, André Bouteiller, et sa marraine était Jeanne Charon. La petite fille a hérité une partie de son prénom de celui de sa marraine.

 
Pierre de Francheville,
missionnaire et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1701 à 1712
 

Marie-Jeanne Lamarre est décédée à l’âge de 28 ans, le 5 décembre 1734 dans la paroisse St-Antoine-de-Pades. Elle a été enterrée le 6 décembre 1734, dans la même paroisse. Le prêtre officiant lors de l’inhumation était monsieur Joseph Ysambart, prêtre et curé de la paroisse. Les témoins de la sépulture étaient Pierre Deniau, l'époux de feue Marie-Jeanne, son père, André Lamarre, et sa mère, Marie-Angélique Chapacou.

  Joseph Ysambart, sulpicien et curé de la seigneurie de Longueuil  
Joseph Ysambart,
sulpicien et curé de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1720 à 1763
 
Quelques événements marquants de la vie de Marie-Jeanne Lamarre,
de sa naissance jusqu'à son mariage avec Pierre Deniau

Marie-Jeanne Lamarre est née un peu moins de 11 mois après la naissance et le décès de sa soeur, Marie-Anne et environ 30 mois après la naissance de son frère Joseph. Elle est née moins de 5 mois après le triste décès par noyade de celui qui aurait pu devenir l'un de ses demi-frères, Jean-Baptiste Bouteiller.

En supposant que la grossesse a duré 9 mois, Marie-Jeanne a été conçue par ses parents, André et Marie-Angélique, environ 2 mois après la naissance et le décès de sa soeur Marie-Anne, probablement en mars de l'année 1706, vers la fin de l'hiver. Marie-Jeanne était le cinquième enfant et la troisième fille d'André Lamarre mais elle était le treizième enfant et la sixième fille vivante de Marie-Angélique Chapacou.

Tout comme son frère Joseph, Marie-Jeanne est née entourée de 9 autres enfants. Elle avait 3 demi-frères vivants, 3 demi-soeurs vivantes, 2 soeurs vivantes et 1 frère vivant. De la famille «Bouteiller-Chapacou», il y avait Marie-Angélique, âgée de 20 ans; André, âgé de 18 ans; Antoine, âgé de 16 ans; Catherine, âgée d'un peu plus de 11 ans; Marie-Marthe, âgée de 10 ans; et François, âgé de 9 ans. Il y avait aussi ses soeurs, Marie-Angélique, âgée d'un peu plus de 5 ans, et Marie-Charlotte, âgée d'un peu plus de 3 ans, et enfin son frère, Joseph, âgé d'un peu plus de 2 ans.

Marie-Jeanne est restée la benjamine de la famille pendant environ 20 mois, jusqu'à la naissance de son petit frère André, le 14 juillet 1708.

 
  Joseph Ysambart, curé de la seigneurie de Longueuil  
Le mariage de Marie-Jeanne Lamarre et de Pierre Deniau

Alors qu'elle était âgée d'à peine 20 ans, Marie-Jeanne Lamarre épousait Pierre Deniau, âgé de 22 ans et fils de Jean-Baptiste Deniau et de Thérèse Ménard, le 25 novembre 1726 à l’église de la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil. Ces épousailles ont donné naissance à la famille «Deniau-Lamarre». Le père du marié était absent au mariage puisqu'il était décédé. La mère du marié ainsi que les parents de la mariée étaient présents à la cérémonie. Les autres personnes témoins du mariage de Marie-Jeanne et de Jean-Baptiste étaient :

  • Jean-Baptiste Desnoyers, beau-père du marié;
  • Jean-Baptiste Deniau, frère du marié;
  • Marie-Anne Ménard, belle-soeur du marié;
  • Pierre Deniau, oncle du marié;
  • Pierre Deniau, neveu du marié;
  • André Lamarre, frère de la mariée;
  • François Arel, beau-frère de la mariée;
  • Adrien Fournier, beau-frère de la mariée;
  • Antoine Bouteiller, demi-frère de la mariée;
  • François Bouteiller, demi-frère de la mariée;
  • François Lanctôt;
  • Michel Dubuch (ou Dubuc);
  • et Charles Butot.

Le prêtre qui a célébré le mariage était monsieur Joseph Ysambart, sulpicien et curé de Longueuil.

 
Joseph Ysambart,
sulpicien et curé de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1720 à 1763
 

Le couple «Deniau-Lamarre» a vécu 8 ans et c'est le décès de Marie-Jeanne, en décembre de l'année 1734, qui a mis fin à l'union maritale. Pierre et Marie-Jeanne ont donné naissance à 4 enfants : 2 filles et 2 garçons. Les deux filles ont vécu suffisamment longtemps pour se marier alors que les deux garçons décédaient en bas âge.

Après 23 mois de veuvage, Pierre Deniau épousait à l'église de la paroisse St-Antoine-de-Pades, le 7 novembre 1736, la jeune veuve Marie-Thérèse LaChambre, fille de Romain LaChambre et de Catherine-Angélique Beaumier. À la nouvelle famille «Deniau-LaChambre» s'ajoutaient aussi les deux enfants vivants du premier lit de Pierre, ses filles Jeanne et Marie-Joseph Deniau.

 

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6.   André Lamarre (fils) (° 1708, + 1787)
      (Famille «Lamarre-Lanctôt»)

 
  Pierre De Francheville, curé de la seigneurie de Longueuil  
Naissance, baptême, décès et sépulture

André Lamarre (fils) est né le 14 juillet 1708 dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Sixième enfant et second fils du couple «Lamarre-Chapacou», il a été baptisé la journée de sa naissance, par monsieur Pierre de Francheville, prêtre et curé, dans la paroisse qui l’a vu naître. Son parrain était Nicolas Monet dit Boismenu et sa marraine était Jeanne Viau, son épouse. Le petit garçon a hérité son prénom de celui de son père.

 
Pierre de Francheville,
missionnaire et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1701 à 1712
 

André Lamarre est décédé en juillet de l'année 1787 alors qu’il était âgé aux environs de 79 ans, dans la paroisse qui l’a vu naître. Il a été inhumé dans le cimetière de St-Antoine-de-Pades, le 25 juillet 1787. Les témoins de son inhumation étaient Joseph Despointes et Prisque Pagé.

 
 
Quelques événements marquants de la vie d'André Lamarre (fils),
de sa naissance jusqu'à son mariage avec Marie Lanctôt

André Lamarre (fils) est né un peu plus de 20 mois après sa soeur, Marie-Jeanne. Il était le sixième enfant et le second fils d'André Lamarre mais il était le quatorzième enfant et le septième fils vivant de Marie-Angélique Chapacou. En supposant que la grossesse a duré 9 mois, André a été conçu dans le sein de sa mère au début de l'automne 1707, au mois d'octobre.

À sa naissance, André (fils) est entouré de 10 autres enfants, ses 3 demi-frères, ses 3 demi-soeurs, ses 3 soeurs et son frère. De la famille «Bouteiller-Chapacou», il y avait Marie-Angélique, âgée d'un peu plus de 21 ans; André, âgé d'un peu plus de 20 ans; Antoine, âgé d'un peu plus de 18 ans; Catherine, âgée d'un peu plus de 13 ans; Marie-Marthe, âgée d'un peu plus de 12 ans; et François, âgé de 11 ans. Ses trois soeurs Lamarre étaient Marie-Angélique, âgée de 7 ans, Marie-Charlotte, âgée de 5 ans, et Marie-Jeanne, âgée de 20 mois, et son frère était Joseph, âgé de 4 ans.

André Lamarre (fils) reste le benjamin de la famille pendant environ 21 mois, jusqu'à la naissance de son petit frère Louis, le 26 avril 1710.

 
  Joseph Ysambart, curé de la seigneurie de Longueuil  
Le mariage d'André Lamarre et de Marie Lanctôt

À l'âge de 23 ans, André Lamarre épousait le 22 octobre 1731, Marie Lanctôt, âgée d'un peu moins de 19 ans, fille de François Lanctôt et de feue Marie-Claire Badaillac dite Laplante, à l’église de la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil. Les parents du marié ainsi que le père de la mariée étaient présents. La mère de la mariée, Marie-Claire, était absente puisqu'elle était décédée quelques années auparavant. Les autres personnes présentes étaient :

Le prêtre qui a célébré la noce était monsieur l'abbé Joseph Ysambart, sulpicien et curé de Longueuil.

 
Joseph Ysambart,
sulpicien et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1720 à 1763
 

En ayant 16 enfants, le couple a donné naissance à la famille «Lamarre-Lanctôt». Cette famille a vécu pendant 55 ans et 9 mois et s'est terminée par le décès d'André Lamarre (fils), en juillet de l'année 1787. À notre connaissance, seul André Lamarre (fils) a perpétué le patronyme «Lamarre» puisqu’il est le seul garçon du couple «Lamarre-Chapacou» à avoir engendré des garçons.

 

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7.   Louis Lamarre (° 1710, + ?)

 
  Pierre De Francheville, curé de la seigneurie de Longueuil  
Naissance, baptême, décès et sépulture

Louis Lamarre est né le 26 avril 1710 dans la paroisse de St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Septième enfant et troisième fils du couple «Lamarre-Chapacou», il été baptisé le 26 avril 1710, par monsieur Pierre de Francheville, prêtre et curé, dans sa paroisse natale. Son parrain était Louis Truteau et sa marraine était Marie-Madelaine Goyau (ou Goyo). Le petit garçon a hérité son prénom de celui de son parrain.

 
Pierre de Francheville,
missionnaire et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1701 à 1712
 

Nous ne connaissons pas le lieu, les circonstances et les dates de décès et de sépulture de Louis Lamarre.

Quelques événements marquants de la petite enfance de Louis Lamarre

Louis Lamarre est né un peu plus de 21 mois après son frère André. Il était le septième enfant et le troisième fils d'André Lamarre mais il était le quinzième enfant et le huitième fils vivant de Marie-Angélique Chapacou.

À sa naissance, Louis est entouré de 9 autres enfants puisque sa demi-soeur, Marie-Angélique Bouteiller, s'est mariée 15 mois avant sa naissance, le 14 avril 1709. Dans son entourage immédiat, il se voyait entouré de ses 3 demi-frères, de ses 2 demi-soeurs, de ses 3 soeurs et de ses 2 frères. Il y avait, de la famille «Bouteiller-Chapacou», André, âgé d'un peu plus de 22 ans; Antoine, âgé d'un peu plus de 20 ans; Catherine, âgée de presque 15 ans; Marie-Marthe, âgée d'un peu plus de 14 ans; et François, âgé de 13 ans. Ses trois soeurs Lamarre étaient Marie-Angélique, âgée de presque 9 ans, Marie-Charlotte, âgée de 7 ans, et Marie-Jeanne, âgée d'un peu plus de 3 ans, et ses deux frères Lamarre étaient Joseph, âgé d'un peu plus de 6 ans, et André (fils), âgé de 21 mois.

 

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8.   Jacques Lamarre (° 1711, + 1714)

 
  Pierre De Francheville, curé de la seigneurie de Longueuil  
Naissance, baptême, décès et sépulture

Jacques Lamarre est né le 13 décembre 1711 dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Huitième enfant et quatrième fils du couple «Lamarre-Chapacou», il a été baptisé le lendemain de sa naissance, le 14 décembre 1711, par monsieur Pierre de Francheville, prêtre et curé, dans la paroisse qui l’a vu naître. Son parrain était Jacques Viau et sa marraine était Marguerite Benoist. Le petit garçon a hérité son prénom de celui de son parrain.

 
Pierre de Francheville,
missionnaire et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1701 à 1712
 

Jacques Lamarre est décédé alors qu’il était âgé d'un peu moins de 3 ans, le 20 novembre 1714 dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil. Il a été enterré la journée même de son décès, dans la même paroisse. Le prêtre officiant lors de l’inhumation était monsieur Nicolas Bernardin-Constantin, prêtre récollet et curé de la paroisse; les témoins officiels étaient messieurs Bray et Antoine Pagé.

  Nicolas Bernardin-Constantin, curé de la seigneurie de Longueuil  
Nicolas Bernardin-Constantin,
prêtre récollet et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1713 à 1715
 
Quelques événements marquants de la petite enfance de Jacques Lamarre

Jacques Lamarre est né un peu moins de 20 mois après son frère Louis. Il était le huitième enfant et le quatrième fils d'André Lamarre mais il était le seizième enfant et le neuvième fils vivant de Marie-Angélique Chapacou.

À sa naissance, Jacques aurait été entouré de 8 autres enfants puisque nous croyons, sans en avoir une complète certitude, que Louis est décédé quelques mois auparavant, peu de temps après sa naissance. Dans son entourage immédiat, Jacques se voyait donc entouré de ses 3 demi-frères, de ses 2 demi-soeurs, de ses 3 soeurs et de ses 2 frères vivants. Il y avait, de la famille «Bouteiller-Chapacou», André, âgé d'un peu plus de 23 ans; Antoine, âgé d'un peu plus de 21 ans; Catherine, âgée d'un peu plus de 16 ans; Marie-Marthe, âgée d'un peu plus de 15 ans; et François, âgé de 14 ans. Ses trois soeurs Lamarre étaient Marie-Angélique, âgée de 10 ans, Marie-Charlotte, âgée de 8 ans, et Marie-Jeanne, âgée de 5 ans, et ses deux frères Lamarre étaient Joseph, âgé de 7 ans, et André (fils), âgé de 3 ans.

 

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9.   Geneviève Lamarre (° 1714, + 1750)
      (Famille «Bray (dit Labonté)-Lamarre» et Famille «Patenotre-Lamarre (2)»)

 
  Nicolas Bernardin-Constantin, curé de la seigneurie de Longueuil  
Naissance, baptême, décès et sépulture

Geneviève Lamarre est née le 15 juin 1714 dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Neuvième enfant et cinquième fille du couple «Lamarre-Chapacou», elle a été baptisée le lendemain de sa naissance, le 16 juin 1714, par monsieur Nicolas Bernardin-Constantin, prêtre récollet et curé, dans la paroisse où elle est née. Son parrain était son beau-frère, Adrien Fournier dit Préfontaine et sa marraine était sa demi-sœur, Marie-Catherine Bouteiller.

 
Nicolas Bernardin-Constantin,
prêtre récollet et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1713 à 1715
 

Geneviève Lamarre est décédée en 1750, alors qu’elle était âgée de 36 ans, dans la paroisse de sa naissance. Nous n’avons pas d’indications précises sur les dates de son décès et de son inhumation. Cependant, nous savons qu’elle est morte le ou après de 15 septembre 1750, qui est la date de la naissance de son dernier enfant, Amable Geneviève Patenotre. Nous supposons que la maman est décédée des suites de cet accouchement.

Quelques événements marquants de la vie de Geneviève Lamarre,
de sa naissance jusqu'à son mariage avec Guillaume Bray

Geneviève Lamarre est née 30 mois après son frère Jacques et 5 mois avant le décès de celui-ci. Elle était le neuvième enfant et la cinquième fille d'André Lamarre mais elle était le dix-septième enfant et la sixième fille vivante de Marie-Angélique Chapacou.

À sa naissance, Geneviève aurait été entourée de 7 autres enfants puisque nous croyons, sans en avoir une complète certitude, que Louis est décédé quelques années auparavant, peu de temps après sa naissance et que son demi-frère, André Bouteiller (fils) a quitté le nid familial, le 7 février 1714, pour épouser Barbe Beauchamp. Dans son entourage immédiat, Geneviève se voyait donc entourée de ses 2 demi-frères, de ses 2 demi-soeurs, de ses 3 soeurs et de ses 2 frères vivants. Il y avait, de la famille «Bouteiller-Chapacou», Antoine, âgé de presque 24 ans; Catherine, âgée de 19 ans; Marie-Marthe, âgée de presque 18 ans; et François, âgé de 17 ans. Ses trois soeurs Lamarre étaient Marie-Angélique, âgée de 13 ans, Marie-Charlotte, âgée de 11 ans, et Marie-Jeanne, âgée de 7 ans, et ses deux frères Lamarre étaient Joseph, âgé de 10 ans, et André (fils), âgé de presque 6 ans.

Il est remarquable de constater que Geneviève Lamarre est née après deux des enfants de sa demi-soeur, Marie-Angélique Bouteiller, son cousin, François Harel, né le 19 mai 1710, et sa cousine, Marie Harel, née le 1er décembre 1712.

 
  Joseph Ysambart, curé de la seigneurie de Longueuil  
Les deux mariages de Geneviève Lamarre
avec Guillaume Bray dit Labonté et avec François Patenotre

Geneviève Lamarre s’est mariée à deux reprises : une première fois avec Guillaume Bray dit Labonté; après le décès de Guillaume, une seconde fois avec François Patenotre.

Alors qu'elle était âgée d'un peu moins de 22 ans, Geneviève épousait en premières noces, Guillaume Bray dit Labonté, âgé d'un peu plus de 31 ans et fils de Léger Bray dit Labonté et de Marguerite Colin, le 13 février 1736, dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil. Le père de la mariée, André Lamarre dit St-André, était présent au mariage tandis que sa mère, Marie-Angélique Chapacou, était absente. Le père du marié, Léger Bray dit Labonté, était présent mais le marié était orphelin de mère. Les autres personnes présentes étaient :

  • André Lamarre, frère de la mariée;
  • Joseph Braye, frère du marié;
  • Laurent Braye, frère du marié;
  • Pierre Braye, frère du marié;
  • Charles Braye, frère du marié;
  • Marie-Louise Braye, soeur du marié;
  • Suzanne Braye, soeur du marié;
  • Marie-Josèphe Colin, tante du marié;
  • Antoine Bouteiller, demi-frère de la mariée;
  • François Bouteiller, demi-frère de la mariée;
  • Étienne Patenôtre;
  • Adrien Fournier;
  • Charlotte Lanctôt, belle-soeur de la mariée;
  • Charlotte Lamarre, soeur de la mariée;
  • Angélique Lamarre, soeur de la mariée;
  • Angélique Fournier;
  • François Fournier;
  • Angélique Bouteiller, demi-soeur de la mariée;
  • Pierre Puibarreau;
  • Joseph Hérou;
  • Cécile Thaumur;
  • Élisabeth St-Aubin.

Monsieur l'abbé Joseph Ysambart, sulpicien et curé de Longueuil, a célébré le mariage. La veille de la cérémonie, le futur couple avait contracté mariage devant le notaire Jean-Baptiste Adhémar, dit St-Martin.

 
Joseph Ysambart,
sulpicien et curé
de la paroisse
St-Antoine-de-Pades,
dans la seigneurie de Longueuil,
de 1720 à 1763
 

Avec son premier époux, Geneviève a formé la famille «Bray-Lamarre» qui a donné naissance à 4 enfants : 3 filles et 1 garçon. Cette famille a vécu 7 ans et 7 mois et a cessé d'exister en septembre de l'année 1743, avec le décès de Guillaume Bray, dit Labonté.

Après un veuvage de 17 mois, Geneviève épousait en secondes noces, le veuf François Patenotre, fils de Pierre Patenotre et de Catherine Brunet, le 21 février 1745, à l'église de la paroisse St-Antoine-de-Pades. Avec son second époux, elle a formé la seconde famille «Patenotre-Lamarre»; la première famille «Patenotre-Lamarre» étant celle formée par le cousin de François, Étienne Patenotre, et par la sœur de Geneviève, Marie-Angélique Lamarre. La seconde famille formée par Geneviève et par François a vécu 5 ans et 7 mois et a cessé d'exister en septembre de l'année 1750, après le décès de Geneviève, peu de temps après l'accouchement difficile de son dernier enfant.

 

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  Descendance masculine
de la famille «Lamarre-Chapacou»
 

 

Entre l'existence de la famille «Lamarre-Chapacou» et les familles actuelles du Québec et du Canada, nées de sa descendance et portant le patronyme «Lamarre», nous pouvons calculer de 9 à 10 générations. Nous avons décrit chacune de ces générations sous forme de niveau de descendance :

 
 
  • Premier niveau de descendance de la famille souche «Lamarre-Chapacou»
  • Deuxième niveau de descendance de la famille souche «Lamarre-Chapacou»
  • Troisième niveau de descendance de la famille souche «Lamarre-Chapacou»
  • Quatrième niveau de descendance de la famille souche «Lamarre-Chapacou»
  • Cinquième niveau de descendance de la famille souche «Lamarre-Chapacou»
  • Sixième niveau de descendance de la famille souche «Lamarre-Chapacou»
  • Septième niveau de descendance de la famille souche «Lamarre-Chapacou»
  • Huitième niveau de descendance de la famille souche «Lamarre-Chapacou»
  • Neuvième niveau de descendance de la famille souche «Lamarre-Chapacou»
  • Dixième niveau de descendance de la famille souche «Lamarre-Chapacou»
 

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  Sources consultées  

 

Banque Parchemin, période 1635 à 1779;

Campeau-Dubray Family;
par Ellen Carney; RootsWeb's WorldConnect Project éd.
Adresse : wc.rootsweb.com/cgi-bin/igm.cgi?db=wicket

Desroches;
par Marie Hocking; RootsWeb's WorldConnect Project éd.
Adresse : wc.rootsweb.com/cgi-bin/igm.cgi?db=:2090194

Fichier Origine - Index;
Adresse : www.fichierorigine.com/

La Famille Lamarre, de Longueuil;
par Philippe Constant;
Mémoires de la Société généalogique canadienne-française éd., Volume XXI - No. 3, juillet-août-septembre 1970

Les Grandes Familles - The Great Families;
par Luc Trépanier
Adresse : www.grandesfamilles.org/
Note : Malheureusement, le site a disparu en avril 2006.

Longueuil en Nouvelle-France;
par Louis Lemoine;
Société d'Histoire de Longueuil éd.; Longueuil, 1975, 156 pages

PRDH - Actes;
Université de Montréal et Gaétan Morin éd.
Adresse : www.genealogie.umontreal.ca/

Programme de Recherche sur l'Émigration des Français en Nouvelle-France;
par Yves Landry; Centre de recherche d’histoire quantitative - Université de Caen Basse-Normandie éd.
Adresse : www.unicaen.fr/mrsh/crhq/prefen/index.php

SHMarigot, site Web de la Société Historique Marigot, de Longueuil;
par Michel Pratte; Société Historique Marigot éd.
Adresse : marigot.ca/html/setintro.htm

Si Longueuil m'était conté... De 1686 à 1975 La Maison Lamarre de Longueuil;
par Claude Perreault;
Société d'Histoire de Longueuil, Cahier no 7, Longueuil, octobre 1975

 

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