Fragments d'Histoire et Généalogie des Familles Lamarre et Bourget,
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Page créée par Joseph Lamarre, le 16 juin 2005 |
La Famille souche «Chapacou-Pacaud» et les Alliances par Mariages |
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Dans cette page consacrée à la famille ancêtre «Chapacou-Pacaud», nous aborderons les histoires de leurs aïeuls, des deux membres du couple, des enfants et de leur descendance. Nous avons découpé notre texte selon les sujets suivants : |
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Aïeuls, familles souches et familles ancêtres à l'origine |
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La famille «Chapacou-Pacaud» est d'abord une famille «souche» des familles «Lamarre» du Québec et du Canada puisque les deux conjoints, Simon-Jean Chapacou et Marie-Vincente Pacaud, sont nés à l'étranger, en France, et ont immigré en Nouvelle-France, au XVIIème siècle. Comme pour les autres ancêtres des familles «Lamarre», avant de faire connaître quelques éléments d'information sur la descendance de la famille souche «Chapacou-Pacaud», nous nous interrogeons cependant sur ses racines qui plongent dans le passé. Qu'en est-il des aïeuls qui ont précédé la famille «Chapacou-Pacaud» ? Que savons-nous des familles ancêtres qui vivaient en France ou dans les autres pays d'origine ? |
Étude des Aïeuls
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Nous n'avons pas retrouvé d'information nous permettant d'esquisser l'histoire des aïeuls de Simon-Jean Chapacou. Nous savons cependant que lui-même a vécu dans l'ancienne province de la Saintonge, en France. Quant à sa conjointe, Marie-Vincente Pacaud, aucune donnée pour l'instant, n'a été mise à jour, nous permettant de raconter l'histoire de ses aïeuls. Nous savons cependant que Marie-Vincente a aussi vécu dans l'ancienne province de la Saintonge, en France. |
Histoire des conjoints de la Famille souche «Chapacou-Pacaud» |
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Simon-Jean Chapacou (° vers 1626, + 1690) (dit «Le Muet»)
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Naissance, baptême, décès et sépultureSimon-Jean Chapacou dit «le Muet», est né de parents inconnus vers 1626, dans l’évêché de Saintes, dans l’ancienne province du Saintonge, dans le sud de la région actuellement identifiée comme étant le département de la Charente-Maritime, en France. Il aurait été baptisé en 1626. Il était donc chrétien, catholique, romain et fort probablement, bon pratiquant. Simon-Jean Chapacou est décédé le 3 juin 1690, dans la paroisse de St-Antoine-de-Pades, à Longueuil, en Nouvelle-France (maintenant la province de Québec). Il a été enterré le 4 juin 1690, dans la paroisse Ste-Famille, à Boucherville, en Nouvelle-France (maintenant la province de Québec). Trois témoins officiels sont identifiés dans le registre des décès de la paroisse. Il s'agit du gendre du défunt, André Bouteiller, de Longueuil, de Pierre Charron, de Longueuil et de Bernard Dumouchen, lui aussi de Longueuil. Monsieur Pierre-Rodolphe Guybert de LaSaudrays, curé de la paroisse, a célébré les funérailles. |
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Simon-Jean Chapacou dit «le Muet»Il semble que Simon-Jean Chapacou n’était pas en mesure de parler d’où son surnom «le Muet» et ce, du moins en Nouvelle-France, puisque nous avons retracé deux actes notariés sur lesquels le notaire a trouvé important de noter la situation. Un premier acte notarié fait le 8 mars 1682, par le notaire Gilles Rageot de Québec et concernant un contrat d’engagement fait entre les parents de Marie-Agathe Chapacou (Simon-Jean et Marie Pacaud) et une veuve du fief St-François, indiquant que Marie-Agathe travaillera comme servante chez ce nouvel employeur, contient une note écrite de la main du magistrat qui indique que Simon-Jean « est un homme muet et incapable de stipuler et faire aucun acte de justice ». Un second acte notarié fait le 10 février 1683, toujours par le notaire Gilles Rageot de Québec et concernant un contrat d’engagement fait entre les parents de Marie-Angélique Chapacou et un bourgeois de la ville, indiquant que Marie-Angélique travaillera comme servante chez ce nouvel employeur, contient une note écrite de la main du magistrat et qui témoigne à nouveau du handicap de Simon-Jean. Mariage de Simon-Jean Chapacou et de Marie-Vincente Pacaud, en FranceSimon-Jean Chapacou et sa compagne, Marie-Vincente Pacaud, se sont épousés en 1653, dans leur ville d’origine, Saintes, située dans l’ancienne province du Saintonge, en France. L’épouse était alors probablement âgée de 29 ans et l’époux, de 27 ans. Immigration en Nouvelle-FranceSimon-Jean Chapacou et sa compagne, Marie-Vincente Pacaud, ont probablement immigré à Québec, en Nouvelle-France, vers 1658. Ils auraient fait le long voyage avec leurs deux premiers enfants, Louis (âgé d'environ 4 ans) et Marie Chapacou (âgée d'environ 1 an). |
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Marie-Vincente Pacaud (° vers 1624, + ap. 1699)
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Naissance, baptême, décès et sépultureMarie-Vincente Pacaud est née vers 1624 dans la ville de Saintes, dans l’ancienne province française du Saintonge (maintenant, la Charente-Maritime), en France. Elle aurait été baptisée l’année de sa naissance, en 1624. Dans les registres de l’Hôtel-Dieu de Québec, le 13 août 1699, les autorités de l’hôpital nous indiquent la présence de Marie-Vincente Pacaud. Elle est alors âgée de 75 ans. C’est la dernière indication signalant la présence vivante de la mère de Marie-Angélique Chapacou. Nous n’avons pas réussi à retracer pour l’instant des indications sur la date exacte de son décès ou de sa sépulture, dans les différents registres de décès de la ville de Québec qui existaient au début du XVIIIème siècle. Nous concluons donc que Marie Pacaud serait décédée après le 13 août 1699 à l’Hôtel-Dieu de Québec, province de Québec. Elle aurait été enterrée probablement en 1699. |
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Mariage de Marie-Vincente Pacaud et de Simon-Jean Chapacou, en FranceMarie-Vincente Pacaud et Simon-Jean Chapacou se sont épousés en 1653, dans leur ville d’origine, Saintes, située dans l’ancienne province du Saintonge, en France. L’épouse était alors âgée d'environ 29 ans et l’époux, d'environ 27 ans. Immigration en Nouvelle-FranceMarie-Vincente Pacaud et Simon-Jean Chapacou ont probablement immigré à Québec, en Nouvelle-France, vers 1658. Ils auraient fait le long voyage avec leurs deux premiers enfants, Louis et Marie Chapacou. Le couple Chapacou-Pacaud, des truands ?Dans son livre «La Scandaleuse Nouvelle-France» (Éditions Stanké, Montréal, 2002), l’ethnologue Guy Giguère raconte que le couple Chapacou-Pacaud adopte en Nouvelle-France, des comportements très condamnables devant leurs semblables. En effet, en 1675, l’un et l’autre sont condamnés une première fois pour des vols, du recel et comme maquerelle (proxénétisme) alors qu’ils auraient fait partie d’une bande de truands qui sévissait à Québec. Simon-Jean Chapacou serait alors âgé de 49 ans et Marie-Vincente Pacaud serait âgée de 51 ans. Marie-Angélique Chapacou avait 7 ans lorsque son père et sa mère, après un premier procès à Québec, sont reconnus coupables de plusieurs méfaits. Avec leur chef de bande, Simon Raymond dit Deslauriers, et leurs complices, François Huquerre dit la Réjouissance, Jacques Turet, Pierre Camille, Adrien Michelon et son épouse, Geneviève Laurence, le couple formé de Simon-Jean Chapacou et de Marie-Vincente Pacaud sont emprisonnés en attendant l’exécution de leur sentence. Puisqu’il est condamné à mort par pendaison, Simon Raymond dit Deslauriers fait appel de la sentence devant le Conseil Souverain de la Nouvelle-France. L’appel est entendu une première fois le 22 juin 1675 devant les membres du Conseil. Monseigneur le Gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac préside le procès. Les autres membres du Conseil présents lors de cet événement sont messires Damours, Dupont, Depeiras et de Vitré. Ils sont aussi assistés par le procureur général. Lors de cette séance, les juges prennent connaissance des informations suivantes. Le chef de la bande, Simon Raymond dit Deslauriers, est condamné pour de multiples vols et pour de fausses accusations de vols portées contre son complice, François Huquerre. La sentence énoncée par le premier juge indique qu’il sera pendu et étranglé à la potence érigée sur la grande place de la basse ville de Québec. Le complice, François Huquerre dit la Réjouissance, est condamné pour recel. La sentence qu’il se voit imposer suite au premier procès indique qu’il sera témoin direct de l’exécution de la sentence de Simon Raymond en assistant à la pendaison au pied de la potence et qu’il devra passer trois ans comme galérien sur les bateaux du roi. Les deux hommes doivent rendre les biens volés encore en leur possession aux propriétaires et ils doivent payer un amende de vingt livres chacun. Simon Raymond se voit aussi dépouiller de tous ses biens. Marie-Vincente Pacaud est reconnue coupable pour avoir acheté des biens volés (notamment, des couvertures) sans avoir vérifié la provenance de ces biens, pour avoir incité son époux, Simon-Jean Chapacou, à voler du grain dans la grange de François Hurault et d’avoir organisé le vol, et pour avoir exercé la profession peu recommandable de « maquerelle ». La sentence qu’elle se voit imposer par le premier tribunal indique qu’elle sera aussi témoin direct au pied de la potence, de la pendaison et de l’étranglement de Simon Raymond dit Deslauriers. Elle doit aussi rendre les biens volés en sa possession et elle doit payer une amende de vingt livres. Les autres condamnés sont reconnus coupables dans le premier jugement de recel et reçoivent comme sentence de payer une amende et de retourner les biens volés en leur possession aux différents propriétaires. Le 8 juillet 1675, les membres du Conseil Souverain décident de garder les condamnés en prison afin que ces derniers soient à nouveau interrogés. Les membres du Conseil alors présents sont le sieur Damours, qui préside les travaux, et les conseillers Dupont, Dupeiras et de Vitré. Le procureur général est aussi présent. Entre le 8 juillet et le 22 août 1675, les condamnés et divers témoins subissent plusieurs interrogatoires et contre-interrogatoires afin de donner à la cour des réponses plus précises et plus complètes aux questions qu’elle se pose. Le second procès se poursuit lors d’une deuxième séance d’audition des témoins et des condamnés, le 6 juillet 1675. Le 22 août 1765, le Conseil Souverain rend son jugement sans appel. Le Conseil est alors présidé par Monsieur de Tilly et les conseillers sont Messires Damours, Dupont, Dupeiras et de Vitré. À ces derniers, ce sont joints l’agent de la Compagnie des Indes occidentales, un dénommé Bazire, et le sieur de la Martinière qui est juge à Beauport et qui vient prêter main forte à ses collègues. Selon la gravité du crime, chacun des condamnés reçoit un châtiment plus ou moins important. La sentence la plus sévère est imposée au chef de la bande de truands, Simon Raymond. Cette sentence diffère de la première imposée au moment du premier procès et semble plus sévère. Pour avoir mené une bande de voleurs, pour avoir conserver en sa possession des biens volés, pour avoir vandaliser la prison où il était détenu et pour s’être évadé, Simon Raymond dit Deslauriers subit un châtiment gradué en quelques étapes. On le conduit d’abord devant la porte de l’église de l’Hôtel-Dieu de Québec nu, habillé d’une chemise, la corde au cou et une torche ardente dans une main. À genou, il doit alors faire amende honorable afin de s’excuser d’avoir volé les religieuses, ses victimes. Puis, châtiment ultime, il est pendu et étranglé à une potence qui est dressée à cet effet sur la place publique de la basse ville de Québec. Tous ses biens sont confisqués. Son principal complice, François Huquerre dit la Réjouissance, se voit imposer une sentence plus sévère par le second tribunal que par le premier. Comme châtiment, il doit être témoin de l’exécution de son chef, la corde au col, au pied de la potence. Il est par la suite, battu de dix coups de verge à chacun des carrefours ordinaires de la ville de Québec. Enfin, il est envoyé aux galères pour trois ans. Avec ce troisième châtiment vient automatiquement le marquage au fer rouge sur le corps du condamné, des lettres « G, A et L » qui sont les trois premières lettre du mot « galère ». Il doit aussi payer une amende de 60 livres et retourner aux différents propriétaires tous les biens volés qu’il a encore en sa possession. La sentence que Marie-Vincente Pacaud, la mère de Marie-Angélique, est aussi modifiée. Elle n’a pas à assister à la pendaison mais elle est battue de 10 coups de verge à chacun des carrefours ordinaires de la ville de Québec en ayant au front, un billet portant le nom de « MAQUERELLE » puisqu’il est évident aux yeux de ses juges qu’elle a exercé le métier de proxénète. Elle se voit aussi imposer une amende de 20 livres et tous les biens volés encore en sa possession doivent être remis aux propriétaires originaux. Contrairement au premier procès, Simon-Jean Chapacou est innocenté et gracié pour les crimes dont il était accusé. Les autres membres de la bande doivent payer des amendes entre 10 et 20 livres et se retrouvent dans l’obligation de restituer les biens volés. Quelques conséquences des deux procèsDevant le notaire Romain Becquet, de Québec, Simon-Jean Chapacou et Marie-Vincente Pacaud signent un document de vente, le 11 février 1675, indiquant qu’ils vendent leur habitation située sur la côte St-Michel, à Québec, au maître maçon Louis Lavergne. On peut supposer que le fruit de cette vente immobilière servira à payer les différents frais et les amendes qui sont issus des deux procès. Suite à ce procès et à quelques autres situations particulières concernant notamment la prostitution à Québec, en 1676, les autorités civiles et religieuses s’entendent pour resserrer les contrôles sur les mœurs des colons. Après l’exécution de la sentence, la vie continueAprès ces événements dramatiques, nous retrouvons Simon-Jean Chapacou et Marie-Vincente Pacaud présents à plusieurs reprises, à Québec ou dans sa région puisque dans divers actes notariés ou différents documents officiels produits entre 1675 et 1700, nous retrouvons des indications sur leur lieu de résidence. Quatre actes notariés faits en 1680 (greffe du notaire Gilles Rageot, le 16 septembre 1680), en 1683 (deux contrats faits devant le notaire Gilles Rageot, le 10 février et le 17 octobre 1683) et en 1684 (greffe du notaire P. Duquet de Lachesnaye, le 10 décembre 1684) nous indiquent que le couple est venu se réinstaller dans la côte St-Michel, à Québec, après les deux procès. Dans deux rapports de recensement, nous retrouvons Simon-Jean Chapacou comme habitant de Ste-Foy, en 1681, et comme habitant de Berthier-en-Haut, en 1688. D’ailleurs, le 24 février 1687, Jean-Joseph Chapacou avait signé un contrat devant le notaire Normandin, de Trois-Rivières afin d’acquérir une terre sur le territoire de Berthier-en-Haut, de Julien Allard dit Labarre, et de son épouse. On peut supposer que l’acquisition de cette nouvelle terre s’était faite avec la participation de Simon-Jean Chapacou et de son épouse étant donné leur installation ultérieure de ces derniers dans ce nouveau lieu de résidence. |
Formation, évolution et filiation de la Famille souche «Chapacou-Pacaud» |
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De l’union de Simon-Jean Chapacou et de Marie-Vincente Pacaud sont nés 6 enfants : 3 garçons et 3 filles. Les six enfants sont nés sur une période de 16 ans, de 1654 à 1670. Si nous nous fions aux dates probables de naissance de l’époux et de l’épouse et aux âges probables qui en découlent, Simon-Jean (né probablement vers 1626) était âgé d'environ 28 ans alors que Marie-Vincente (née probablement vers 1624) était âgée d'environ 30 ans au moment de la naissance de leur premier enfant, en 1654. Il était âgé de 44 ans et elle était âgée de 46 ans au moment de la dernière naissance, en 1670. Ces dates de début et de fin de construction de la famille nous démontrent que les deux parents étaient déjà assez âgés au moment où l’occasion de débuter leur famille s’est présentée. La famille «Chapacou-Pacaud» s’est construite en deux étapes : une première étape où il y a eu naissance de deux enfants en quatre ans suivie d’une seconde étape de naissances successives de quatre enfants en cinq ans. Ces deux étapes de naissances ont été entrecoupées par une période de sept ans sans nouvelle naissance. La première étape de construction de la famille «Chapacou-Pacaud» qui débute avec le mariage des deux adultes, est fertile en décisions importantes pour le couple puisqu’en plus des deux premières naissances, c’est aussi la décision qui est prise d’immigrer outre-mer vers un nouveau pays dans des conditions reconnues comme rudes et difficiles. La période sans nouvelle naissance d’une durée de sept ans, correspond probablement à la période intense d’installation du couple en Nouvelle-France, aux abords de Québec, du côté de la côte St-Michel, dans les secteurs de Sillery et de Sainte-Foy. La seconde étape de construction de la famille «Chapacou-Pacaud» débute tristement par la naissance et le décès après 3 à 4 jours de survie, d’un troisième enfant, Laurent Chapacou. Cependant, les trois autres enfants qui naîtront durant cette période se rendront jusqu’à l’âge adulte et deux d’entre eux auront une descendance. Le couple «Chapacou-Pacaud» a eu trois fils qui auraient pu perpétuer le patronyme familial en Nouvelle-France puis au Québec. Le premier fils, Louis Chapacou, n’a pas eu d’enfant de son union maritale avec Marie-Madeleine Poudrette. Le second fils, Laurent Chapacou, est décédé quelques jours après sa naissance. Le troisième fils, Jean-Joseph Chapacou, s’est marié avec la sœur de Marie-Madeleine Poudrette, Marie Poudrette, et a eu un seul enfant, une fille nommée Marie Chapacou. C’est le seul petit-enfant du couple «Chapacou-Pacaud» qui a porté d’une génération en avant, le patronyme familial. Mais les règles de perpétuation du nom de famille étant ce qu’elles sont à cette époque, comme Marie Chapacou est une fille, ses enfants prendront le nom de famille de son époux, Jean Plouffe et le patronyme Chapacou disparaîtra ainsi de l’Amérique. Par ailleurs, de l’union des enfants Chapacou avec leur conjoint respectif, naîtront quatre familles pionnières du Québec, encore présentes aujourd’hui, les Maillot, les Bouteiller, les Lamarre et les Plouffe. Les familles Maillot peupleront d’abord la seigneurie de Deschaillons et les seigneuries avoisinantes, les Bouteiller et les Lamarre se multiplieront d’abord dans la seigneurie de Longueuil et les Plouffe seront parmi les premiers occupants des seigneuries de Contrecoeur et de Verchères. |
Les enfants de Simon-Jean Chapacou et de Marie-Vincente Pacaud |
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Les 6 enfants du couple «Chapacou-Pacaud» sont les suivants : |
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Les 3 filles ( |
Les 3 garçons ( |
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1. Louis Chapacou (° vers 1654, + entre 1688 et 1692)
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Naissance, baptême, décès et sépultureLe premier enfant du couple formé par Simon-Jean Chapacou et Marie-Vincente Pacaud est un garçon du nom de Louis Chapacou. Il est né en 1654, en France, un an après le mariage de ses parents. Louis Chapacou est décédé entre le 24 août 1688 et le 8 septembre 1692, à Sorel, alors qu’il était âgé entre 34 et 38 ans. Immigration en Nouvelle-France de Louis ChapacouLouis Chapacou, âgé d'environ 4 ans, aurait immigré vers Québec, en Nouvelle-France, à l'été de l'année 1658, accompagné de ses parents, Simon-Jean Chapacou et Marie-Vincente Pacaud, et de sa jeune soeur, Marie Chapacou. Tentative de mariage de Louis Chapacou et de Jeanne BraconnierVers l’âge de 19 ans, alors qu’il habitait Grondines, Louis Chapacou signe un premier contrat de mariage avec Jeanne Braconnier, devant le notaire Romain Becquet, le 10 septembre 1673. La future épouse, née vers 1651, est la fille de Nicolas Braconnier et de Charlotte-Claude Brunet, de la paroisse Ste-Marguerite, du faubourg St-Antoine, à Paris, en Île-de-France. Elle arrive en Nouvelle-France comme « Fille du Roi », en 1673, en apportant avec elle des biens estimés à 200 livres. Malheureusement, le mariage ne se fera jamais puisque le contrat est annulé avant que l’encre ayant servi à sa rédaction ne soit sec et Jeanne Braconnier épouse un autre prétendant, un veuf du nom de Crespin Thuillier dit Latour, une semaine après la signature du premier document, le 18 septembre 1673. Mariage de Louis Chapacou et de Marie-Madeleine PoudretteVers l’âge de 27 ans, Louis Chapacou a épousé Marie-Madeleine Poudrette le 24 novembre 1681, à Sorel. Elle était la fille d’André Poudrette et de
Marie-Jeanne Burelle. Au moment de son mariage avec Louis Chapacou, Marie-Madeleine n’était qu’une jeune adolescente et n’avait que 13 ans puisque nous savons qu’elle
est née vers 1668. Au moment du décès de son époux entre 1688 et 1692, elle était donc âgée entre 20 et 24 ans. Les parents des nouveaux époux n'étaient pas présents au mariage.
Les autres personnes présentes étaient :
Le curé de la paroisse, monsieur l'abbé Claude Volant de St-Claude, a célébré le mariage. Vous pouvez retrouver une biographie plus complète de Louis Chapacou, à la page qui est consacrée à la famille «Chapacou-Poudrette (1)». |
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2. Marie Chapacou (° vers 1657, + 1733)
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Naissance, baptême, décès et sépultureMarie Chapacou est née vers 1657, en France, trois ans après son frère Louis. Elle était le second enfant et la première fille du couple «Chapacou-Pacaud». Nous ne connaissons pas précisément ni les dates, ni les lieux de sa naissance et de son baptême. Nous supposons cependant que ces événements se sont produits dans la province du Saintonge, lieu d'origine des deux parents de Marie. Nous savons qu'elle était de religion chrétienne, catholique, romaine et qu'elle était pratiquante comme les femmes de son époque. Marie Chapacou est décédée à l'âge de 76 ans, le 24 décembre 1733, dans la paroisse de Ste-Anne-de-la-Pérade, en Nouvelle-France (maintenant dans la province de Québec, Canada), dans la maison de son gendre, Antoine Guibaud dit Grandbois. Elle a été inhumée le lendemain de son décès, le 25 décembre 1733, à Ste-Anne-de-la-Pérade. Les témoins officiels de son inhumation étaient Thomas Riquart et Joseph Rochereau dit LaPerche. Le prêtre, monsieur J. Voyer, a célébré les funérailles. Immigration en Nouvelle-FranceAlors qu'elle était âgée d'à peine 1 an, Marie Chapacou immigrait avec ses parents et son frère, à Québec, en Nouvelle-France, vers 1658. Mariage de Marie Chapacou et de René MaillotLe 28 octobre 1671, après avoir contracté mariage la même journée devant le notaire Romain Becquet, Marie Chapacou, tout juste âgée de 14 ans, épousait René Maillot, âgé de 35 ans et fils de René Maillot et de Jeanne-Catherine Rigèle. |
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3. Laurent Chapacou (° 1665, + 1665) |
Naissance, baptême, décès et sépultureLaurent Chapacou est né et a été baptisé le 9 février 1665, dans la paroisse Notre-Dame, à Québec, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada), sept ans après la naissance de sa sœur Marie. Il était le troisième enfant et le second fils du couple «Chapacou-Pacaud». Les parents du petit garçon étaient présents à son baptême. Son parrain était Laurent Armand. Sa marraine était Marie Bonhomme, la conjointe de Jean Neau. Le prêtre, monsieur Louis Angot, a célébré le baptême. Le petit garçon a hérité du prénom de son parrain. Malheureusement, Laurent Chapacou est décédé quelques jours après sa naissance dans la paroisse Notre-Dame, à Québec, en Nouvelle-France, puisqu’il a été porté en terre le 13 février 1665. Le rédacteur ayant omis de signer, nous ne connaissons pas l'identité du prêtre qui a célébré les funérailles et les identités des témoins officiels de l'inhumation. |
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4. Marie-Agathe Chapacou (° 1666, + 1687) |
Naissance, baptême, décès et sépultureMarie-Agathe Chapacou, le quatrième enfant et la seconde fille du couple «Chapacou-Pacaud», est née le 7 février 1666, dans la paroisse Notre-Dame, à Québec, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Elle a été baptisée le lendemain de sa naissance, le 8 février 1666, à Québec. Cette naissance a eu lieu un an après la naissance et le décès de son frère Laurent. Les parents de la petite fille étaient présents à son baptême. Son parrain était Jean Sédilot. Sa marraine était Hélène Desportes, la conjointe de Noël Morin. Monsieur Henri de Bernières, curé de la paroisse, a célébré le baptême. Marie-Agathe Chapacou a vécu 21 ans et 7 mois et elle est décédée le 27 septembre 1687, dans la paroisse Notre-Dame, à Montréal, en Nouvelle-France. Elle a été enterrée le 28 septembre 1687, dans la paroisse Notre-Dame à Montréal. Nous savons que le vicaire de la paroisse, monsieur Jean Bailly, a célébré les funérailles. Nous ne connaissons pas les identités des témoins officiels de l'inhumation. Tout comme pour Marie-Angélique, nous savons que Marie-Agathe Chapacou a travaillé comme domestique auprès de bourgeois de la région de Québec. En effet, en 1681, au moment du recensement, Marie-Agathe, âgée de 13 ans, travaillait déjà comme domestique chez Jean Creste. L'année suivante, le 8 mars 1682, Marie-Vincente Pacaud et Simon-Jean Chapacou signaient un contrat d’engagement devant le notaire Gilles Rageot, qui faisait en sorte qu’à 14 ans, Marie-Agathe devenait la domestique de la veuve Jeanne Provost (épouse de feu Gaston Gué) qui habitait alors le fief St-François. Le 10 février 1683, les parents de Marie-Agathe signaient à nouveau devant le notaire Gilles Rageot, un contrat d'engagement qui faisait en sorte que la jeune fille devenait la servante de Nicolas Rousselot de Laprairie, bourgeois et de son épouse, Geneviève Lafitte. |
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5. Marie-Angélique Chapacou (° 1668, + 1746)
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Naissance, baptême, décès et sépultureMarie-Angélique Chapacou est née le 22 mars 1668, dans la paroisse Notre-Dame, à Québec. Cinquième enfant et troisième fille du couple «Chapacou-Pacaud», elle a été baptisée à Québec, en Nouvelle-France, le 24 mars 1668. Ses deux parents étaient présents au baptême. Son parrain était Pierre Maufait et sa marraine était Angélique Lefebvre, fille de Louis Lefebvre dit Batanville. Monsieur Henri de Bernières, curé de la paroisse, a célébré le baptême. La petite fille a hérité une partie de son prénom de celui de sa mère et l'autre, de celui de sa marraine. Marie-Angélique était donc de religion chrétienne, catholique, romaine. Comme les femmes de son époque, elle sera probablement bonne pratiquante. Marie-Angélique Chapacou est décédée le 11 novembre 1746, dans la paroisse de St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France. Elle a été inhumée, le lendemain de son décès, le 12 novembre 1746, dans le cimetière de la même paroisse. Les témoins officiels de son inhumation étaient son époux, André Lamarre, Joseph Dufaut et Charles Varri. Monsieur Joseph Ysambart, le curé de Longueuil, a célébré les funérailles. Il est inscrit dans le registre des décès de la paroisse que les funérailles ont eu lieu «En présence d'un nombre considérable de ses enfants et petits enfants et arrières petits enfants dont le nombre de l'un et l'autre sexe est de quatre-vingt huit». Les mariages de Marie-Angélique Chapacou
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6. Jean-Joseph Chapacou (° 1670, + 1693)
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Naissance, baptême, décès et sépultureLe sixième enfant et le troisième garçon du couple «Chapacou-Pacaud», Jean-Joseph Chapacou est né le 16 avril 1670, à Ste-Foy, en Nouvelle-France (maintenant la province du Québec, au Canada). Il a été baptisé la journée même de sa naissance, dans la chapelle Notre-Dame-de-Foy, par Monsieur Joseph Chaumonneau, jésuite. Sans en avoir une complète certitude, nous croyons que le parrain de Jean-Joseph était Jean Hamel et que sa marraine était Anne Claude, épouse de François Provost. Suite à son baptême, le jeune enfant adoptait la religion chrétienne, catholique et romaine. Jean-Joseph Chapacou est décédé le 23 mars 1693, dans la paroisse St-Antoine-de-Pades, dans la seigneurie de Longueuil, en Nouvelle-France. Il a été inhumé probablement dans les journées qui ont suivi son décès, dans la paroisse où il est mort. Mariage de Jean-Joseph Chapacou et de Marie PoudretteAprès avoir contracté mariage le 20 avril 1688, devant le notaire P. Ménard dit St-Onge, Jean-Joseph Chapacou épousait Marie Poudrette, le 28 avril 1688, dans la paroisse de Sorel, en Nouvelle-France. La jeune épouse était la soeur de Marie-Madeleine Poudrette, épouse de Louis Chapacou, et la fille d'André Poudrette et de Marie-Jeanne Burelle. Le couple n'a donné naissance qu'à un seul enfant, une fille prénommée Marie. Vous pouvez retrouver une biographie plus complète de Jean-Joseph Chapacou et des membres de sa famille, à la page qui est consacrée à la famille «Chapacou-Poudrette (2)». |
Descendance de la famille souche «Chapacou-Pacaud» |
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Entre l'existence de la famille souche «Chapacou-Pacaud» et les familles d'aujourd'hui nées de sa descendance et portant le patronyme «Lamarre», nous pouvons calculer de 10 à 11 générations. Nous avons décrit chacune de ces générations sous forme de niveau de descendance : |
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Sources consultées |
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Banque Parchemin, période 1635 à 1779; Cuerrier, Desautels, Geoffroy, Larocque (11/2002); État général des habitants du Canada en 1666 (Recensement); Généalogie personnelle (07/2002); Les Grandes Familles - The Great Families;
PRDH - Actes;
SHMarigot, site Web de la Société Historique Marigot, de Longueuil;
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